‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 416 sur 480 · De adorât, in spir. (Migne LXXVIII · texte numérisé non relu

De adorât, in spir. (Migne LXXVIII

3. Hom. in mysticam coenam (MigneLXXYll, 1017) : 'O [lôfjyoq 6 ottsutôç ôueriâÇerai, ô àptvoç rov Qsov ô <zipwt tvjv âp.apTiav rou xô<rpou (ryocyiocÇeTou.

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4. V. plus haut, § 97. Il parle encore du sacrifice eucharistique en plusieurs autres passages. In Ezech.c. 46 (éd. Vallarsi V,580) : In holocausto itaque istius agni immaculati et/anniculi, qui mane semper offertur, faciet ipse princeps sacrificium sive manna.

5. Hier. In Osée c. 9, v. 12 (éd. Vallarsi VI, 88 sq. ) : Unum autem esse altare in ecclesia et unam fidem et unum baptisma apostolus docet : quod

Il faut nous arrêter davantage et avec plus d'attention à la doctrine de saint Augustin sur le saint Sacrifice, car nos adversaires ont maintes fois essayé de représenter ce docteur comme un symboliste qui n'a donné à la sainte Eucharistie qu'un sens figuré. Pour cela on a dépassé ordinairement sa doctrine, car celle-ci laisse tout essai de ce genre sans résultat.

Le Sacrifice, c'est d'après saint Augustin toute bonne œuvre que nous offrons à Dieu en son honneur et que nous rapportons à notre union éternelle avec lui. S'il en est ainsi, l'homme ne peut de lui-même et par lui-même offrir en sacrifice rien de plus élevé que de s'offrir lui-même, non seulement son corps, mais aussi son âme 2. Mais ce sacrifice n'est agréable à Dieu que si l'homme se trouve dans l'état de grâce ou au moins de repentir et de haine du péché. Le sacrifice est d'autant plus parfait que l'âme est plus pure et plus agréable à Dieu. Mais la pureté parfaite n'a existé pour l'homme qu'au paradis terrestre ; autrement il n'y a que les enfants qui n'ont pas encore souillé leur robe baptismale qui la possèdent. Nous ne la recouvrerons qu'au ciel lorsque toute imperfection et toute impureté seront écartées3.

haeretici deserentes, multa sibi altaria fabricati sunt non ad placandum Deum, sed in delictorum multitudinem : propterea leges Dei accipere non merentur, cum eas, quas acceperant ante, contempserint. Et si quid dixerint de scripturis; nequaquam divinis verbis, sed ethnicorum sensibus comparandum est. Isti militas immolant hostias et comedunt carnes earum; unam Christi bostiam deserentes, nec comedentes ejus carnem, cujus caro cibus credentium est. Quidquid fecerint, sacrificiorum ordinem ritumque simulantes, sive dederint eleemosynam, sive pudicitiam repromittant, sive humilitatem simulent, fictisque blanditiis simplices quosque decipiant : nihil de hujuscemodi sacrificiis dominus suscipiet. Saint Jérôme ne connaissait pas d'hérétiques qui eussent entièrement rejeté le culte du sacrilice eucharistique.

1. Aug. Do civ. Doi X, 6 : Proinde verum sacrificium est omne opus, quod agitur, ut sancta societate inhaereamus Deo, relatum scilicet adillum

finem boni, quo veraciter beati esse possimus Unde ipse homo Dei

nomine consecratus et Deo votus, in quantum mundo moritur, ut Deo vi\at, sacrificium est.

2. Ibid. : Si ergû corpus, quo inforiore tamquam famulo vel tamquam instrumento utitur anima, cum ejus bonus et rectus usus ad Deum refertur, sacrificium est; quanto magis anima ipsa, cum se refert ad Deum ..?

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