‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 418 sur 480 · C Faust. VI, 5; XX · texte numérisé non relu

C Faust. VI, 5; XX

'2. Enarr. in Ps. 149, j> 6 : Nihil mundura invenit (Cbristus) in hominibus, quod ofïerret pro hominibus : scipsum obtulit mundam victimam. Félix vieil, m. via victima, hostia immaculata. Non ergo hoc obtulit, quod nos illi dedimns : immo hoc obtulit, quod a nobis accepit, et mundum obtulit. Carnem enim a nobis accepit, hanc obtulit.

'.\. De civ. Dei X, 20 : Inde verus ille mediator, in quantum formam servi accipiena mediator effectua est Deiethominum homo Christus Jésus, cum in forma Doi sacrificium cum Pâtre sumat, cum quo et unus Deus est, tameu in forma servi sacrificium maluit esse quam sumere, ne vel hae occasione quisquam existimaret cuilibet sacrificandum esse creaturae. Per hoc el sacerdos est, Ipse oflerens, ipse et oblatio. Cujus rei sacraiim quotidianum ease voluit ecclesiae sacrificium : quae cum ipsius capitis- corpus sit, se ipsam per ipsum discit offerre. Hujus veri sacrificii raultiplicia variaque signa erant sacriflcia prisca sanctorum, cum hoc

duit l'Eglise, lorsqu'elle édifiait ses autels sur les tombeaux et les reliques des martyrs, non pas à leur offrir ce sacrifice mais à unir leur sacrifice au sacrifice eucharistique et à remercier Dieu des grâces accordées aux martyrs 4, alors que l'Eglise admettait partout dans sa liturgie l'invocation des saints et les prières pour les vivants et les morts. Gomment pourrions-nous mieux espérer d'être exaucés dans nos prières qu'en les unissant au sacrifice de l'Homme-Dieu qui prie toujours pour nous et qu'en le chargeant de les déposer sur l'autel céleste ? De là vient la coutume de faire offrir le saint sacrifice pour les morts, afin que leurs peines leur soient adoucies ou remises, et cette coutume est souvent mentionnée par saint Augustin2. Evodius, évêque d'Afrique, lui écrit en lui parlant de la coutume de célébrer les obsèques le troisième jour après la mort3, mais pour ceux qui étaient morts sans le baptême, l'Eglise ne permettait pas d'offrir le saint sacrifice*.

Saint Léon le Grand trouve dans l'Eucharistie l'accomplissement de tous les sacrifices figuratifs, qui ont dès lors perdu toute valeur et ont été abandonnés. L'Eucharistie est pour ce saint pape la source et l'abrégé de toute grâce, l'apanage spécial du sacerdoce du Nouveau Testament5.

unum per multa figuraretur, tamquam verbis multis res una diceretur, ut sine fastidio multum commendaretur. Cette manière de voir sur le sacerdoce de l'Homme-Dieu est plus exacte et plus précise que celle de Cyrille d'Alexandrie et d'autres Pères dont il a été question plus haut, § 14.

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