‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 42 sur 480 · On peut citer d'autres passages des écrits de ce · texte numérisé non relu

On peut citer d'autres passages des écrits de ce

1. lo. Chrysost. In ep. ad Rom. hom. 13, 1 (Migne XL, 809) : Tï ouv sort

tÔ, b où 9s).&)v ; b p.-/] sttouvm, b p/] y.Trrxièyoy.cf.1, ô fjcvj yik& ' où 7rpbç ccj-lZmactoIyiV xat xà. sÇyjç £7ry;yay£v siircôv, à/),' o piaû, rovro tvolm.

2. Ibid. c. 4. —3. Sermo IX in Gènes, c. 5 {Migne LIV, 628). 4.. Inp. e ad Rom. hom. 19, 8.

SAINT CIIRYSOSTOME 63

docteur où il semble non seulement ignorer toute influence du péché d'Adam ou au moins l'inclination au péché qui en a découlé pour tous, mais où il paraît même ne pas les soupçonner, et cela dans l'explication des passages bibliques qu'on cite comme les plus décisifs à l'appui du péché originel (Epître aux Romains, 5, 19) : « Qu'y-a-il donc à rechercher, se demande-t-il { uniquement, comment se fait-il qu'à cause de la désobéissance d'un seul, beaucoup sont devenus pécheurs ? Il ne paraît pas illogique que les descendants de celui qui a péché et est devenu mortel lui soient semblables. Mais qu'à cause de la désobéissance de l'un, un autre soit devenu pécheur, quel sera le résultat ? Que personne ne saurait être trouvé digne de punition, s'il n'est devenu pécheur par lui-même. Que signifie donc l'expression c pécheur »? A mon avis, celui qui redevable d'un châtiment et d'une punition est condamné à la mort ». De ce passage, des interprètes modernes a concluent que Chrysostome n'a pas connu un « reatus peccati Adamitici » incompatible avec ses explications. Julien le Pélagien le concluait d'un autre passage du même Père dans le discours aux néophytes. Saint Ghrysostome y fait d'abord une description des effets du baptême, c'est-à-dire la sanctification, l'élévation au titre d'enfants de Dieu, d'héritiers du Christ, de temples de FEsprit-Saint, puis il ajoute : « Pour ce motif, nous baptisons aussi les enfants :i, quoiqu'ils soient sans péchés, pour qu'ils participent à la sainteté, à la jus-

1. Hom. 10, 2. 3 (M igné LX, 477): Tt 7tot' oùv sort to 'Ç'^tt^v. ; to léystv rï'.v. r?,; 77 y. pc/.v.rj ?, ; rou évbç iy.aoTw).o-j; '/ïjzvQv.i —ollovç ' TO piv yàp àpctprôvtoç txcntou y.y.i. yvj^'j.i-jo-j 9v»?tou, v.y.i to-j; è% y.ùroit toloijtovç sivat, où§èv y-zv/.'j; ' zh ni ïv. rijç jtapoaio^ç iv.îuoj irtpov àaaoT&Aov ysvsVôat, 7rotav Jv stxoXovOtacv trypiti î sùps&iiCTGXKt yàp outw y.r$è St'xv/v oytikwj ô toiovtoç, ht «ve iiri oixoôev yéyovev xiioutroiXéç. Tt ow éoTtv evrcoOa to àixaûTwÀot J i^ioi ooxeî ri j~-Jj(yyjrji. xokàaei, v.y.i xaToosoexaa'usvot OavzTw.

2. Wigsers, Auf/ustinismus und Pelaf/ianismus T, 420. Munscher, Dogm- Gesch.,\\, 150. Son autre citation tirée de la 2e homélie 'sur le psaume 50 n'est pas considérée comme authentique par Montfaucon.

3. Atà tovto v.y.i rà rryiniy. 'î/yjrzi.io'j.fj, xaÉTOC y.\J.y.pz'f^xy.T y. o:jv. s^ovzx.

tice, à l'adoption, à l'héritage, à la fraternité du Christ et deviennent membres du corps du Christ1 ».

Saint Augustin nous donne la vraie solution en nous faisant remarquer ce pluriel â^apTrpaTa : il n'y est pas question du péché originel, mais bien des péchés actuels (peccata propria); le contexte exige même d'après lui cette interprétation, car dans ce qui précède il s'agit du baptême des adultes. On peut se demander même si cette explication ne s'applique pas aussi au passage déjà cité de l'homélie 10 sur l'épître aux Romains. Saint Chrysostome ne se refuse à appliquer à chaque homme l'attribut àpupTMç (pécheur) comme conséquence du péché d'Adam, que parce que le péché actuel et l'attachement de chacun au péché ne sont pas l'effet de la nécessité, mais du libre acquiescement aux mouvements désordonnés de la sensualité. Les passages mentionnés n'expriment pas, en vérité, toute la justesse de cette explication, mais en maints autres endroits saint Chrysostome enseigne en propres termes l'implication de tous dans le péché et la dette d'Adam.

Saint Augustin 2 cite d'abord une lettre du saint docteur à Olympias : « Quand Adam se vit devant l'énormité de sa faute commise et la condamnation du genre humain, il éprouva des châtiments dans sa douleur même ». Dans son homélie sur la résurrection de Lazare, il dit également : « Le Christ pleura, parce que la nature humaine mortelle s'était trompée jusqu'alors, et repoussée par l'immortalité, avait aimé le monde inférieur ; le Christ pleura, parce que le démon avait rendu mortels ceux qui ne devaient pas être les sujets de la mort. » Que [si Adam, par son grave péchér nous a tous soumis à la damnation, que si le démon nous a tous rendus mortels, il a bien dû y ! avoir une malédiction, une condamnation universelle après le péché d'Adam. On peut le conclure avec certitude de la belle ^exposition de saint Chrysostome dans la neuvième homélie sur le passage de la Genèse, où il est question des rapports de

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