‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 421 sur 480 · Hilar. Comment, in Matin. XVIII · texte numérisé non relu

Hilar. Comment, in Matin. XVIII

;i. In 1*^. 51, n. 23 : Non onim confessio peccatorum nisi in hujus saeculi temporeest: dum voluntati suae unusquisque permissus est, et per viiae licentiara habet confessionis arbitrium. Ici saint Hilaire pense à l'avrn uni au sacrement d<- Pénitence, qui en réalité n'a lieu que devant Dieu et n'est adressé qu'à lui (ibid.: nulli alii docens confitendum quam qui fecit olivam fructiferam), mais par l'intermédiaire de son représentant sur la terre.

la rémission ne pouvait être obtenue qu'après de rudes pénitences1.

A cette époque, et en général jusqu'au xne siècle, le jugement public des fautes, en usage depuis le commencement de l'Eglise était du ressort de l'évêque assisté de son clergé, souvent même de quelques laïques et était étroitement rattaché au code pénitentiel public2. Dans le 61e canon de la 3e lettre canonique, il est ordonné qu'un voleur, qui s'accuse lui-même soit condamné à un an de pénitence, et s'il est livré et accusé par un autre, il sera condamné à deux ans3. Des diminutions du temps de pénitence étaient souvent accordées au zèle du pénitent (indulgences) 4. Gela avait lieu surtout au lit de mort, ou dans les cas de maladie. Cependant saint Basile avertit à bon droit les fidèles de ne pas retarder leur pénitence jusqu'à ce moment; il ne dit pas pourtant que même dans ce cas la conversion soit impossible. « Nous ne pouvons pas, dit-il5, être un seul jour sûrs de notre vie ; pourquoi donc attendre la maladie pour nous convertir? pourquoi attendre de ne plus pouvoir prononcer les paroles salutaires de la confession (e'ÇopoXoy-Âa-swî) et de ne pouvoir plus entendre? N'attendez pas que la maladie alourdisse votre tête. N'attendez pas que vos mains ne puissent plus s'élever vers le ciel, que vous ne puissiez plus vous soutenir sur vos pieds et vous mettre à genoux, pour adorer ; n'attendez pas de ne pouvoir plus être averti, de ne plus pouvoir vous confesser exactement (o\>z hiioXùyhaxt ào^aMwç)6, de ne pouvoir plus faire un acte de foi, de ne plus pouvoir pardonner à vos ennemis, peutêtre même de ne plus entendre exactement si vous êtes introduits dans les saints mystères (oùSè vwstûç &r«xov<rae

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