‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 422 sur 480 · Basil. Ep. 217. — 4. Ibid · texte numérisé non relu

Basil. Ep. 217. — 4. Ibid

5. Symeon Metaphr. ex opp. Bas. excerpt. sermo 8 (de poenit.) c. 5.

6. Saint Basile (De Virg. c. 61) appelle la confession èÇo/j.ohyzTv, à propos du fait d'une vierge qui avait avoué à son confesseur qu'un eunuque lui avait fait violence.

ÉRWTorçwyotytwoç), lorsque les assistants ne sauront plus si vous remarquez encore la grâce qui vous est faite, ou si vous êtes insensibles devant ce qui se passe ». S'il regarde l'absolution donnée pendant la pénitence comme un acte sacramentel, saint Basile ne le dit pas expressément; mais, cela se devine, si on remarque que cette absolution est le moyen de recouvrer la grâce, comme l'a été le baptême dans la première justification. Du reste saint Basile paraît bien l'indiquer, quand il dit1: «Nous lisons dans l'Evangile que l'on s'est confessé à saint Jean-Baptiste, mais nous voyons dans les Actes des Apôtres que l'on s'est confessé aux Apôtres, par qui tous ont été baptisés. » En outre, il parle aussi d'une confession purement de conseil faite par les religieuses à leurs supérieures 2 (comme d'ailleurs cela se pratique encore dans certaines communautés religieuses) ou d'un simple aveu de ses propres faiblesses et de ses fautes, ce qui est un excellent moyen de perfection 3.

Saint Grégoire de Nazianze se tourne contre les Novatiens et nie que le pouvoir d'absolution de l'Eglise soit limité 4 ; d'autre part il proteste contre la trop grande facilité à donner la pénitence. « Il est douloureux, dit-il 5, qu'au lieu d'un doux moyen de salut, il faille en employer un plus rigoureux ; il est douloureux qu'on rejette la grâce, qu'on se rende de nouveau passible de la peine ; ensuite il faut réparer le péché, mais combien de larmes faut-il pour laver la faute ? Et qui nous assure que la fin de notre vie n'arrivera pas avant que nous soyons convertis, et que nous n'irons pas devant le tribunal de Dieu, à l'égard de qui nous aurons beaucoup à acquitter dans la purification du feu ? Vous prierez peut-être le Seigneur, vous le bon, le miséricordieux jardinier, d'épargner encore le figuier et de ne pas le couper, quoiqu'il soit désigné comme stérile, mais d'y faire

1. Basil. Hegfriàe brevius tract, resp. 288. — 2. Ibid. resp. 110.

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