‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 424 sur 480 · Chrysost. De poenit hom · texte numérisé non relu

Chrysost. De poenit hom

4. De même pour certaines autres déclarations sur la confession, comme : In Gen. hom. 5, 2 : "Orav yàp èv rr, -Kupoùv-ri Çwvj tvjç è^oy.oloyrt<7S(^ç à7rovi-^a<70ou Ta TTZTchrty.y.ùri]x.ïJOL Suvï/Qfô^sv, a7u^sv iy.ll Ya.Bcx.pol t<ûv âptapTT/i^âTwv . Cf. In Heb. hom. 9, 4. 5.

5. Ad pop. Ant. hom. 3, 5. Le saint docteur exhorte instamment à confesser les péchés devant Dieu dans l'homélie « Non esse ad gratiam contionandum » (éd. Montfaucon II, 658 sqq.). C'est là dessus que se rejettent surtout les adversaires de la confession (comme Steitz : Bas rœmische Buss-Sacrarneni, p. 91). Saint Chrysostome oppose ici la confession à laquelle il exhorte à l'aveu public devant témoin et à l'aveu devant les juges civils, mais il demande un aveu, exprès des péchés (c. 5, p. 667 :

A)Jà Sel yoù xgct' sîSoç aùrôjv pts^vr/ffQat twv 7Ù,rtp.p.ùr,y.y.T(xfj . Cf. In ep. ad Heb. hom. 5, 4. 5). Cette circonstance, entre autres, qu'il cherche à écarter la honte de l'aveu, montre bien que saint Chrysostome a entendu ici parler de la confession secrète au représentant de Dieu, confession séparée de la pénitence publique.

les autres Pères et dit que les Apôtres et leurs successeurs, les prêtres, ont reçu le plein pouvoir judiciaire de remettre les péchés ou de les retenir *. Et ce pouvoir, il le distingue expressément du pouvoir qu'avaient les prêtres de l'Ancien Testament; ceux-ci pouvaient seulement déclarer que la guérison de la lèpre avait eu lieu, tandis que les prêtres de la nouvelle loi purifient réellement l'âme2. Par là il est bien montré que le pouvoir d'absolution du prêtre dépasse de beaucoup le pouvoir purement déclaratoire, et le caractère sacramentel de l'absolution est indiqué très clairement, puisque le saint docteur lui attribue le pouvoir de purifier l'âme.

Saint Cyrille d'Alexandrie croit pouvoir rapporter le pouvoir que le Seigneur donna à ses Apôtres (Jean 20, 24) à la première comme aux autres justifications, puisque les successeurs des Apôtres, les prêtres, permettent à ceux qui sont dignement préparés d'approcher du baptême et en écartent les autres, de même qu'ils punissent ou excluent les pécheurs retombés après le baptême, comme saint Paul fit pour l'incestueux de Gorinthe, ou bien leur accordent le pardon 3. Ici les paroles du Seigneur ne sont pas, il est vrai, absolues, mais se rapportent aussi au jugement de la pénitence et il est attribué à ce dernier tout comme au baptême, dans le cas de pardon, un effet sacramentel.

1. De sacerd. 111,5 : Où y<kp npbç èxet'vouç (àyys'Àouç) siprizai ' *0<ra av §yj<r>7T£ èni zr,; y»}ç, ztzul oeosicévac xat sv z£> o-jpv.-jôj ' xaî ÔVa àv lûcrrizs snl zr)g -yyjç, ztzul )zfju.ï'jy. (v T& oùpctwâ, 'YLyjsjm uèv yào xat oc xpazovitzsç faei zr)ç yriç r/,v TOÎ oztj.zïj ££ou<TMtv, à// à nwj.y.zwj ttôvov ' oûroçSî ô Sscrpoç uxrrijç ol-kzzzoli zr,; Ij/y,:, v.rjX ota^aivet tous oùjoavoûç, xaî xrcep av èpyâaowTou xàroi ol kjoeïç, zcvjzy. o Btbi xvw xupoï, y.v.i T/,v tgôv Soû/wv yvwavjv ô Ae(T7rôrv7ç j3îj3atoï.

2. Chrijsost. De sacerd. III, 6 : Anrpav ffwjxaros fibrd&oVreiv, uùllov 8s sbraX)ârrfev p.Èv oùoapûç, twç Sî obraXXayévrag Sox^âÇîtv ttôvov, el^ov ICjOUfféav o.c râhi louoaéwv Σ(oîî; ' -/.ai oltOcc ttùç Trzpiu.y,yrr,zov r,v zb rwv isoé<wv TOTc. OvTOI or oO ti—yj.j areattOTOÇ, à/)' XxaôaoO'tav ifw£^£, oùx à7ra/).a*yêtTOv OOXlitâÇccv, /.)) y~y'ù.y.zzzvj ncorttkûç SXaâov sÇouffiflCV. Cf. ibid. II, 4.

3. Q/r. iMac. In Joan. ev. lib. XII, c. 1 (iftflffie LXXIV, 721) : "H xaî xa8' tztpo-j itftôûri zz xai xforouccv setiaprtag nrtrecMdvrtc uèv sépaorayovffe rotç jxxfojotaç rcxvotç, tttravooudri oî wyycveuaxomç, xv.Qynzp ùlùai xoù ITaO).o;

Considérons maintenant l'Eglise latine. Saint Ambroise appelle la pénitence l'eau des larmes, une seconde piscine (secundum poculum) qui fait recouvrer l'effet de la première la grâce du baptême, et indique expressément l'aveu des fautes comme un moyen de salut contre le poison du péché *, comme le moyen unique et nécessaire 2. Pour les blessures du péché nous avons besoin du médecin, et celui-ci demande l'aveu 3. Dans les deux livres de saint Ambroise « Sur la Pénitence », il y est tellement question de la confession des péchés qu'ordinairement il faut entendre de la confession devant le prêtre représentant de Dieu, lespassages où le saint docteur parle de la confession devant Dieu. C'est particulièrement le cas, là où saint Ambroise veut écarter du pénitent la honte de son aveu ; car il ne peut être question de honte que s'il s'agit de confession orale &. Contre les Novatiens, le saint docteur affirme aussi le pouvoir absolu de l'absolution de l'Eglise; et quand d'après saint Matthieu (12, 32), il paraît en exclure le blasphème, ceci ne doit s'entendre que du cas où l'homme persévère dans ce péché contre le Saint-Esprit. Car saint Ambroise dit la même chose du péché d'hérésie et de schisme, et cependant il exhorte ensuite les hérétiques à rentrer dans le sein de l'Eglise, afin d'obtenir la rémission de leurs péchés 5. Le pouvoir de l'absolution n'est pas simplement déclaratif, il est effectif, puisque les paroles du prêtre produisent la grâce du Saint- Esprit G.

1. Âmbr. In Ps. 37, § 11 : Venenum peccatum est; remedium accusatio sui criminis : venenum iniquitas est, confessio remedium prolapsionis.

2. De Parad. 14, 71 : Neque enim potest quisquam justificari a peccato, nisi fuerit peccatum ante confessus.

3. In Ps. 40, § 14 : Vulnus medicum quaerit, medicus confessionem exigit.

4. De poen. II, 6, 40: Sed si vis justificari, fatere delictum tuum. Suivit enim criminum nexus verecunda confessio peccatorum. Cf. ibid. II, 1, 5: Et nos ergo non erubescamus fateri Domino peccata nostra ? Pudor est ut unusquisque crimina sua prodat : sed ille pudor agrum suum arat, spinas tollit perpétuas etc.

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