De fide et operibus 27, 49. — 4. Sermo
œuvres nous obtenons la rémission des péchés véniels quotidiens, la troisième, très dure, est celle qui est imposée par les évêques et les prêtres pour les péchés commis après le baptême1. Cette pénitence publique sert en outre à donner satisfaction à l'Eglise envers laquelle on s'est rendu coupable en péchant publiquement2.
4. La rémission des péchés mortels commis après le baptême ne peut être obtenue que par l'absolution, à moins qu'elle ne soit produite (ce dont saint Augustin ne parle pas spécialement) par un acte de contrition parfaite. Il ne cesse de répéter contre les Donatistes que dans l'Eglise tous les péchés peuvent être remis, quelque graves qu'ils soient, même les péchés contre le Saint-Esprit. Si le Sauveur excepte expressément ce péché, et l'indique comme un péché qui ne peut être remis, ni dans cette vie, ni dans l'autre3, saint Augustin entend par ces paroles, que ceux-là seuls ne peuvent compter sur aucune rémission, qui persévèrent jusqu'à la fin dans l'impénitence, ou qui ne veulent pas se rattacher à l'Eglise, qui seule a reçu du Christ le Saint-Esprit et le pouvoir de remettre les péchés. Dans l'Eglise catholique, tout pénitent vraiment contrit peut recevoir le pardon de ses péchés par l'absolution du prêtre, même si celui-ci était en état de péché ou simulait le sacrement4. Nous voyons ici — ce qui apparaissait aussi dans le sacrement du baptême — que saint Augustin n'a pas encore traité à fond la question spéciale de la nécessité de l'intention chez le ministre du sacrement: mais il ressort très clairement.