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d'exemple d'un laïque qui ait réclamé pour lui le pouvoir de consacrer. Ceci est vrai encore du pouvoir d'absoudre.
L'admission dans le sacerdoce avait lieu par un sacrement spécial, l'ordination ou l'imposition des mains (xeiporovLx) dont l'Apôtre saint Paul parle comme d'un signe sanctificateur1. Nous avons des temps anténicéens un remarquable témoignage de la même foi chez le pape Corneille, vers l'an 252. Il raconte, au sujet des rapports de Novatien etdel'évêque Fabius d'Antioche, que Novatien après avoir reçu le baptême « clinique » et la confirmation, a reçu de l'évêque le sacerdoce par l'imposition des mains2. Corneille ajoute que Novatien abusa sacrilègement du pouvoir sacerdotal ainsi obtenu d'offrir le saint Sacrifice; car il faisait jurer aux fidèles, qui recevaient de ses mains la sainte Eucharistie, de ne plus avoir de rapports avec Corneille.
Le schisme mélécien et les décisions du concile de Nicée, montrent encore mieux que les indications particulières des Pères quelle était la doctrine de l'Eglise sur l'ordination. Lorsque pendant la persécution de Dioclétien, l'évêque Pierre d'Alexandrie et beaucoup d'autres évêques étaient emprisonnés, Mélétius, évêque de Lycopolis, s'arrogea le droit d'ordonner des prêtres pour plusieurs diocèses qui en manquaient. Les quatre évêques égyptiens, à leur sortie de prison 8, protestèrent, car d'après le droit divin et humain, aucun évêque ne doit faire d'ordination dans un diocèse étranger. Pierre alla même jusqu'à défendre à ses fidèles d'entrer en communion avec Mélétius et ses prêtres. Le concile de Nicée chercha à faire prendre la voie de la douceur, et à écarter le schisme en disant que Mélétius n'avait, sans doute, pas le plein pouvoir (èÇov<n'«v) d'ordonner, mais
2. Eus. H. E. VI, 43 : K«Ta).t7rwv yàp ô lu^inphç ovtmç tyjv £-/.x)v7j<rtav toxj Bsov, h) r, TrivTsvrTKç, xaTïjÇtwôïj tod n peu flux eptov xarà yj/.pw tov S7rta-/Ô7rou tou iniQévroç c/.vrû yjXpuq sic 7rp£(yfivT£pLov x^oov. Corneille ajoute que le clergé et le peuple avaient été contre l'ordination de Novatien, à cause du baptême «clinique» qu'il avait reçu, mais que l'évêque avait désiré qu'on ne se prévalût pas contre Novatien des règles en usage.