V. son ouvrage. Routh. Reliquiae sacrae III, 381 sqq
l'ordre dans les temps patristiques 645
qu'on devait lui laisser son titre et sa dignité ; que ceux qui avaient été ordonnés par lui, devaient, une fois entrés en communion avec l'Eglise, faire confirmer leur ordination par l'imposition des mains de leur évoque légitime, et qu'alors ils pourraient revendiquer leur titre et leur dignité ; cependant ils resteraient exclus de tout droit actif d'élection dans le choix de nouveaux clercs. D'ailleurs dans les cérémonies ils seraient toujours après les prêtres régulièrement ordonnés, et quand ceux-ci seraient morts, ils pourraient occuper leur place ; ils seraient alors choisis parles fidèles et approuvés par l'évoque d'Alexandrie *. Mélétius fut cependant exclu de cette dernière faveur. Ajoutons que l'évêque Alexandre demanda à Mélétius la liste des évêques, prêtres et diacres ordonnés par lui, afin de pouvoir appliquer les décisions du concile ; il apprit ainsi que Mélétius avait avec lui vingt-neuf évêques et dans Alexandrie même quatre prêtres et trois diacres 2. Ce récit nous montre clairement quelles étaient dans l'Eglise, comme chez les schismatiques, les idées qu'on se faisait de l'ordination et de sa nécessité pour offrir le saint Sacrifice.
Le concile de Nicée prit la même décision pour la secte de Novatien ; dans son huitième canon, il déclara valide l'ordination des prêtres novatiens et les maintint dans leur dignité, après abjuration de leurs erreurs. De plus il ressort des canons de Nicée que l'Eglise exigeait des candidats au sacerdoce une intégrité de mœurs irréprochable. Si quelqu'un, malgré des crimes commis dans le passé, est ordonné prêtre par l'imposition des mains, on ne le laissera pas remplir ces fonctions ,!. La question du caractère ineffaçable de l'Ordre, malgré le maintien de ces prêtres dans l'état
1. La lettre du concile aux évoques égyptiens se trouve chez Socr. H. E. 1,9; on y lit : Toùç Se \m' onsroC (Mc).itcov) xaraoraôévraç y:j7~iY.Mrép<x. XtipoTcntia ptj3aea>8évTa$ xocvanrîjo'ae irrî tovtqi;, hp ûzz éyjtv uàu aùroùç tvjv rcprrv v.y.L htirwpyim, oturipovç ûi eivac i|y.7ravro; 7râvrwv twv ev éxy.GTY) nupoty.ic/. ~i xy.i ivs/Jr^iy. sÇeTaÇouévwv Twv Û7TÔ rou vuiXkuTovpyov v7^ôjv 'A^e- Çavôoo-j —w/.tyzi.rji.nu.ïjwj •/.. r. /. Cf. Theod. H. E. I, 9.