‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 446 sur 480 · Cf. Athan. Apol. c. Arian. c. 72. — 3. Cf. can · texte numérisé non relu

Cf. Athan. Apol. c. Arian. c. 72. — 3. Cf. can

laïque, n'est pas ici en question, car on peut regarder cette peine ccmme une simple suspension des fonctions sacerdotales. On a donc toujours le droit de conclure que, au temps du concile deNicée,le sacerdoce était regardé comme un degré supérieur de la hiérarchie et qu'on y était admis par une imposition des mains de l'évêque, comme cela ressort des constitutions apostoliques1, des indications du pseudo-Aréopagite et de toutes les liturgies postérieures2. Ce signe extérieur était considéré comme signifiant et opérant l'accroissement de la grâce sanctifiante ; la communication des grâces actuelles pour le bon et efficace accomplissement des devoirs du sacerdoce. Ceci procède directement de la lutte contre les Donatistes. Ceux-ci étaient bien obligés de supposer dans la consécration une communication de.grâce, puisqu'ils la tenaient pour invalide parce qu'un pécheur, un traditeur, ne pouvait communiquer sans la consécration le Saint-Esprit qu'il n'avait pas ; mais ils ne la tenaient pour possible que dans la seulevéritable Eglise, alors même qu'elle tolérait des pécheurs dans son sein. Et quand même le sujet de la consécration se trouvait en état de péché, le sacrement reçu n'en devenait pas pour cela invalide, pourvu que la grâce sanctifiante opérât plus tard, après que le consacré eût par sa pénitence obtenu le pardon de ses péchés3. Les Pères se prononcent même expressément pour cette efficacité de la grâce 4.

1. Les règles relatives à la consécration des prêtres se trouvent placées sur les lèvres de l'Apôtre saint Jean, qui prescrit l'imposition des mains de l'évêque et du presbytérium avec une prière, L. VIII, 16 : HpsafivTepov XSipoTovûv, ù £7rt'o-/c07re, tv,v %£Ïpa. inl tvjç xeyaÀvjç i7UTidei ca»TÔç, roû noeafivrepiov iroLpzaTÛxoç (toi xcà rwv âtazôvcov * xoà sxj^guîvoç léys.

2. La preuve a été fournie par Morin (De ordin.) en tenant compte des diverses liturgies.

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