‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 447 sur 480 · Cf. Aucj. G. ep. Parm. I. II. V. plus haut · texte numérisé non relu

Cf. Aucj. G. ep. Parm. I. II. V. plus haut

4. Cf. Dionys. De eccl. hier. c. 1, c. o, '£ 3. Greg. Nyss. Orat. in bapt. Chr. [Migne XLVI, 581). Greg. M. c. 10 in 1 Reg. : Samuel Saul in principem unxit : Deus autem ei cor aliud immutavit, quia sacrorum ordinum sacramenta ab ecclesiae doctoribus foris accipimus, sed sacramentorum virtute ab omnipotenti Deo interius roboramus. Virtus vero Sacramenti gratia est Spiritus septiformis, quam certe gratiam qui accipiunt, quasi alio accepto corde immutantur etc.

SACKEMENT LE LOKDRE 647

§ 106 (Suite)

Les trois degrés du sacrement de l'Ordre : épiscopat, prêtrise, diaconat, ordres inférieurs.

De la prêtrise en général notre étude nous conduit aux divers degrés de la hiérarchie établie par Dieu.

A. Le ministère épiscopal, sa différence et sa supériorité sur la prêtrise, sans être encore exprimés en termes exacts sont cependant, au fond, clairement indiqués dans les lettres de l'Apôtre et dans les Actes des Apôtres; et même en termes d'où nous pouvons déduire que l'Ordre qui préside à l'organisation essentielle de l'Eglise est d'institution divine, et c'est de là que l'apostolat s'est maintenu et s'est transmis dans l'Eglise. Dès le commencement du 11e siècle, nous avons vu dans les lettres de saint Ignace des différences accusées même dans la terminologie ; la supériorité du ministère épiscopal sur la prêtrise nettement affirmée en tant qu'elle donne son expression à l'unité de l'Eglise. De fait, autant la primauté est nécessaire pour représenter l'unité du corps du Christ et pour la constitution monarchique de l'Eglise, autant l'Episcopat est indispensable, pour grouper autour de centres déterminés les cercles divers et les parties les plus éloignées et les rattacher comme membres vivants au corps unitaire du Christ. Certainement il aurait dû s'en former dans la société ecclésiastique des chrétiens, si ceux-ci en étaient seulement venus à réaliser au vif l'idée de l'Eglise considérée comme le corps unique du Christ, telle que l'Apôtre l'avait développée. Mais l'épiscopat ne s'est pas formé ainsi; il a été bien fondé par le Christpour les Apôtres. C'est lui-même qui a formé la grande société des fidèles et qui s'en est fait un corps. A la fin du ir siècle nous avons vu par tous les témoignages de l'histoire l'Episcopat figurer comme une phalange fermée qui garde et représente toute l'Eglise. Tertullien et Irénée démontrent l'apostolicité et l'authenticité de l'Eglise catholique en faisant remonter

jusqu'aux Apôtres la série de ses évêques. Partout ils forment pour ainsi dire le foyer duquel la vie surnaturelle, apportée parle Christ, se répand sur toutes les parties; ils sont à la tête des diverses églises entourés d'un conseil de prêtres et d'auxiliaires ; ils célèbrent avec eux et assistés par eux les saints mystères; ils infligent et surveillent la pénitence, consacrent les prêtres, donnent l'enseignement de l'Eglise, exercent le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Dans les conciles qui se multiplièrent au cours du 111e siècle, les évêques seuls ont voix délibérative ; ordinairement même, ils étaient seuls à y assister comme membres.

Cependant au cours du ive siècle, un Arien, Aérius, s'étant brouillé avec son évêque Eusthathius de Sébaste, en vint à contester la supériorité des évêques sur les prêtres. Les autres erreurs d' Aérius nous intéressent moins1; nous remarquons seulement que, pour justifier son opinion, il s'appuya particulièrement sur les saintes Ecritures, dans lesquelles les mots évêques et prêtres sont employés l'un pour l'autre, où les prêtres et les diacres sont seuls nommés et où même (I Timoth. IV, 14) le pouvoir d'ordonner est attribué aux prêtres.

Saint Epiphane combattit vivement cette erreur; il pensa que dans les saintes Ecritures le mot évêque, qui vient si souvent, pouvait toujours être entendu au sens d'évêque proprement dit. Les Apôtres avaient dû, pensait-il, dans les communautés fondées par eux, se régler d'après les conditions particulières qu'ils y avaient trouvées. Dans diverses communautés ils avaient bien dû se borner à établir des prêtres et des diacres, tout en retenant dans leurs propres mains la direction suprême; dans d'autres, ils n'avaient ordonné qu'un évêque, mais toujours avec quelques diacres pour l'aider; aussi, dans les saintes Ecritures l'évêque était nommé avec les diacres 2. Au reste la supériorité des évêques sur le prêtre était indiquée d'une manière indubitable dans

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