Cf. Socr. H. E. I, 9. Theod. H. E. I
2. Canon 8 : "Evfla ftht ou-j ttv.-jzzz, aïzï h xw//at;, eizs èv 7ro/î7tv od>zoi eùpiaxotvzo tpipcrrortfibrttÇi oi iupi7x.6fj.vjoi h z€> xXripot ïaovxcu èv zôj aurai ay^ttserc" et Se zoù t7,~ x'/ho'jixr^ ï//Jn~(y.~ ÎTtimufltOV f} Ttpsvj&JTépTU ovvoi irporép/ovrai rtvs;, Ttp6ÔY)).ov, eoç o fliv ïtzi't/.ottî; t/j; haùxfliau^ ïÇ-i zb à;«'M//a zoù èTTlTXOTTOV, à Sk è-JOfxvXôtJ.VJOç, Ttrxpy. tcïc Xeyofti'joti Kv.Qv.poî$ iTtivxoitoç zr-j zou itpsvjkrrépou Tt/wjv iÇei • si fj.r, v.py. Soxoi'o T<5 è7Tt7*o'7ro>, zfc TifÂtfs Ton i-j'jii.yzrjt, aùrôv fj.zziy=vj.
3. Divers Pères, à la vérité, qui protestaient contre la validité du baptêmo dos hérétiques ne pouvaient admettre davantage celle de la consécration sacerdotale chez les hérétiques; de ce nombre est saint Basile, quand il écrit (Ep. 3il) : « Je ne reconnais comme évéque ni ne compte au nombre de prêtres du Christ celui qui a reçu des mains profanes pour l;i destruction do la foi l'autorité du commandement... Ecris cela afin que personne no so f;iw admettre dans leur communauté et qu'après avoir obtenu l'imposition dos mains et être ensuite rentré dans l'Eglise, ne veuille exiger d'être compté au nombre des prêtres ».
d'avec la prêtrise. Les[constilutions apostoliques qui ne sont, il est vrai, que du commencement du ve siècle, nous font connaître la liturgie de la consécration de l'évêque et elles remarquent qu'elle doit toujours être conférée par un évêque avec l'assistance de deux autres et avec des cérémonies spéciales l. Le concile de Nicée exige dans son IVe canon la présence d'au moins trois évêques pour présider les conciles provinciaux réunis pour le choix des évêques et l'imposition des mains. On ne connaît pas dans tous les temps anciens, un seul exemple d'une consécration sacerdotale conférée par un prêtre regardée comme valide dans l'Eglise. On aurait dû pourtant s'y attendre, si l'élection du chef du presbyterium avait suffi pour faire de lui un évêque. On peut donc signaler ici le cas qui eut lieu dans l'église d'Alexandrie ; la plainte portée contre Athanase pour avoir, disait-on, brisé le calice d'un certain Ischyras, dans son oratoire. Mais cet Ischyras avait été consacré par un prêtre du nom de Colluthus, il n'était donc pas prêtre ; cela suffit à tous pour repousser l'accusation. « Comment donc un simple particulier, demande saint Athanase2, peut-il avoir le calice eucharistique dans sa maison? »
On peut même faire valoir un autre argument contre l'opinion opposée. Si en effet l'élection devait donner au président du presbyterium le pouvoir épiscopal de l'ordination des prêtres, on s'attendrait à ce qu'il ne pût la conférer validement qu'à ses seuls sujets sur lesquels il possède juridiction. Mais toute la tradition proteste du contraire. L'ordination sacerdotale conférée par un évêque étranger a été partout regardée comme valide tout comme celle qui est conférée par les schismatiques3.
1. L. VIII, 16. Cf. III, 21. Dans le cas de nécessité, il est vrai, d'après les Const. VIII, 27 et d'après la décision du pape saint Grégoire le Grand chez Bôde (H. Angl. I, 27) la consécration peut être validement accomplie par un seul évêque. Le premier des canons apostoliques parle de deux ou de trois évêques.