Cf. Schvane. De opp. superer. et cous, evang
2. Cf. Aug. De mar. Man. Il, 10, 19. — ii. V. plus haut § 69.
4. Praed. NI, 575 (Bibl. max. 87): Quod si etiam in omnibus haec dicitur esse peccatum, constat et con jugea et continentes et virgines per banc esse damnandos : omnibus enim inesse oognoscitur per naturam.
Plus profonde et plus exacte est la conception de saint Augustin. La concupiscence désordonnée unie à l'appétit sexuel est et reste un mal (malum), elle s'accorde d'autant moins avec l'idéal del'état de mariage que nous trouverions convenable même pour l'état paradisiaque des premiers hommes. Néanmoins, d'accord en cela avec tous les Pères, saint Augustin se garde bien d'imprimer aucune tache au mariage même dans l'état du péché originel-, il reconnaît au contraire son origine divine et même très volontairement ses rapports intimes avec la rédemption, puisque par lui est propagé le genre humain qui est à racheter1.
Nous partons donc de l'idée du mariage, pour examiner en détail sa bonté naturelle. Si l'on ne trouve pas chez les Pères une définition bonne pour l'Ecole, il n'est pas difficile de la tirer de leurs commentaires. Il est l'union, pour la vie, de l'homme et de la femme, en vue de la production et de l'éducation des enfants. Dans cette définition est bien marqué le premier et le principal but du mariage, c'est là ce qu'indique le mot latin matrimonium, maternité 2. C'est là le but, à savoir la propagation (proies) ou la procréation d'enfants, que saint Augustin3 appelle toujours le premier bien du mariage et il justifie par là la cohabitation matrimoniale qui, quoique elle soit accompagnée d'un appétit charnel, devient un bien, de mauvaise qu'elle est, soit à cause du bon but poursuivi soit à cause du bon usage. Il est d'autant mieux d'appeler le mariage un bien, et sa consommation le bon usage d'un mal, quand elle
Nos non ila esse sentimus, sed laudamus eam ordinem suum custodientem et Deo reverentiam exhibentem. Et ideo in baptizatis etiam ipsa benedicilur, non fugatur, et ornatur magis quam tollitur... Si ideo est concupiscentia malum, quia per hanc aliquoties adulterium geritur, ergo et manus mala est, quia per hanc homicidium perpetratur.