Cf. De bono conjugali
se figure donc l'union d'Adam et d'Eve dans le paradis et, en général, l'état conjugal comme une image mystérieuse de celte union entre le Christ qui est le chef et l'Eglise qu'il désigne dans la même épitre comme la fiancée, comme une seconde Eve ou fille du Christ. Si donc les mystérieuses figures de l'Ancien Testament dans le Christianisme sont remplacées par la vérité et la réalité, c'est-à-dire par leur accomplissement, ou ont acquis une plus haute importance, il faut que l'un ou l'autre caractère se rencontre dans lemariage oupourparlerplus exactement il faut entendre ceci du mariage puisque l'Evangile ne veut ni sa disparition ni sa suppression. En approfondissant de plus en plus cette conception de saint Paul, d'après laquelle l'idée du mariage s'est trouvée réalisée dans cette union virginale du Christ avec son Eglise, le dogme de l'Eglise s'est pour idiisi dire développé dans toute son ampleur1.
Même à considérer d'une façon superficielle les paroles des saintes Ecritures sur le mariage, on y voit qu'il est lié d'une façon inséparable à la religion comme quelque chose de sacré. D'après saint Ignace2 le mariage doit donc être conclu d'après l'avis de l'évêque comme quelque chose de saint, afin qu'il soit selon Dieu et non selon la concupiscence, ïertullien cite le mariage à côté du baptême et de la confirmation, comme sacrement3 et il le fait sceller par Dieu. Mais en outre il y avait dans l'image que l'Apôtre trace du mariage, d'après l'Eglise, un acheminement à élever et perfectionner toujours de plus en plus l'état conjugal au point de vue moral, à représenter de plus en plus nettement le bonté naturelle du mariage, à sauvegarder de plus en plus la liberté morale dans la conclusion de ce lien indissoluble, à briser l'esclavage de la femme, si répandu dans le paganisme, à diriger tout l'effort des époux vers l'éducation chrétienne des enfants, à rendre plus parfaitement unie la communauté de vie intime et mutuelle qui doit déjà, au