‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 465 sur 480 · Kj>h. I), 29 sqq. — 2. Ad Polyc · texte numérisé non relu

Kj>h. I), 29 sqq. — 2. Ad Polyc

3. Tertul. Ad uxor, II. 8. De praescr. c. 40. Monog. I, 10, 20

point de vue naturel spiritualiser la vie sexuelle. Car l'amour divin du Seigneur pour son Eglise apparaissait déjà comme la figure de l'amour conjugal mutuel, et l'union virginale du Fils de Dieu et de l'Eglise avait été présentée comme l'idéal de la vie conjugale. Bien des points de cette question appartiennent au domaine de l'histoire des mœurs, mais touchent l'histoire des dogmes en tant que par ce regard jeté sur la sainteté de la vie conjugale s'explique dans l'Eglise, l'institution de maints empêchements ou la suppression d'autres empêchements dérivés de la législation païenne. Un des plus éclatants exemples de ce genre nous est connu par les Philos ophumena, dont l'auteur accuse le pape Galixte d'avoir permis, c'est-à-dire d'avoir béni à l'Eglise, les mariages entre libres et esclaves, qui étaient nuls d'après les lois romaines, et de n'avoir pas absolument exigé l'approbation paternelle1 pour contracter mariage. Il ressort en même temps de là que l'Eglise, au moins ordinairement, assistait comme témoin et garante à la conclusion du mariage.

Si saint Cyrille de Jérusalem2 désigne le mariage comme sacré, saint Grégoire3 comme une institution réglée de Dieu4 ou comme quelque chose de bon, saint Epiphane5 rattache au mariage la communication d'une bénédiction divine, d'une grâce spéciale et que le Seigneur a indiquée par sa présence aux noces de Cana. D'autres Pères appellent expressément le mariage un sacrement au même sens que le baptême et la confirmation; parmi eux figurent particulièrement saint Ambroise, saint Chrysostome et saint Augustin G. Ce dernier est le principal témoin du caractère sacramentel du mariage7. Si, d'après ce qui précède, il a trouvé dans le mariage naturel deux biens et deux

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