Athan. Orat. c. Ar. III
explique ensuite comment cette union avec Dieu, cette participation à sa nature, étant accidentelle et surnaturelle, peut être perdue par une faute grave et reconquise par la pénitence1. Cette union d'être avec Dieu, qui a l'Esp rit-Saint pour principe, opère en nous, dit saint Athanase avec tous les autres Pères, une déification, une particulière ressemblance avec la nature divine. Cette opération que l'Ecriture attribue toujours à l'Esp rit-Saint, lui permet de conclure à la divinité réelle de l'Esp rit-Saint. « Si nous devenons participants de la nature divine par notre union avec l'Esprit-Saint, il faut que celui-ci soit l'Esprit de Dieu et non celui d'une créature. Pour nier cette vérité, il faudrait avoir perdu la raison. L'Esprit-Saint ne pénètre dans l'homme que pour le diviniser, mais ce qui se divinise, doit avoir une nature divine, il ne saurait y avoir de doute à ce sujet2 ».
3. Au sujet de la nécessité et des effets de la grâce actuelle saint Athanase s'est exprimé jd'une façon trop descriptive et trop générale, pour préciser dans le détail, le rapport de cette grâce avec la coopération et l'activité humaine. Quoiqu'il reconnaisse à l'homme déchu la liberté de la volonté, le pouvoir de choisir entre le bien et le maP, il ne veut pourtant pas prétendre par là, que l'homme en lui-même ait la faculté d'opérer des actes méritoires pour le ciel. Il n'aurait pas mis autrement dans tous ses écrits tant d'insistance à proclamer la nécessité de la Rédemption par l'Homme-Dieu. Cette liberté pour le bien doit être cette liberté que saint Athanase a toujours et partout reconnue à l'homme, la liberté pour les bonnes œuvres naturelles ou la liberté de correspondance à l'appel de la grâce. C'est ainsi, au reste, qu'il s'exprime ailleurs4 : « C'est le Christ, notre Sauveur, qui nous
1. Athan. Orat. C. Ar. IIF, 25 : "Otc ydfo hmirtru tiç àno toO ïlveûfxocToç StoL Ttva xeoct'av, yj fxh ^a/stç ec/A£Ta/A£/,.yjTOç Sia./iévst rotç fiov^Ofiévoiç, xoïv tcç èxTieaùv fieravorj.
2. Ep. ad Sera p. I, 24 : Ei Sk rJj toû Uveuy.cx.TOc, yerouaia. yiyvdfj.e6a. xoivwoi Ôet'otç fvaeoiç, /ac/.ïvoit ' «v riç àéywv ro Tlveûfia. t/jç xriaTfjç jpyaswç, xoù /jly) t^ç toû deov. Atà toûto yccp xoù èv oîç yr/verai, oùroi deoTTOtoûvrat et Se deoTioieï, oûx a/xj?t'/3oAov, Sri în toutou jsùo-iç deov èort.