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s'était approprié un corps humain, animé d'une âme raisonnable. Ainsi parle Gennadius1. Le troisième concile général d'Ephèse approuva expressément la seconde lettre de Cyrille à Nestorius où se trouvait une proposition qui revient toujours dans les écrits de la controverse christolo. gique, à savoir que le Seigneur avait pris un corps animé par une âme raisonnable (o-âp.« è^v/^évr^ fyx>yrt foytxij). La même affirmation se trouve dans le quatrième anathématisme du cinquième concile de Constantinople. S'il est permis de conclure de la nature humaine du Christ à celle des hommes, en général, il résulte bien des termes employés que la nature humaine en général est composée de deux éléments, la chair et l'âme raisonnable qui l'anime en qualité de forme2.
2. Sur la question de l'origine de l'âme humaine, nous avons déjà eu occasion, dans l'histoire des dogmes à l'époque anténicéenne, de nous aider de bien de raisons empruntées à l'époque postnicéenne pour l'appréciation des opinions traducianistes de Tertullien3. Le préexistentianisme, emprunté par Origène4 à la philosophie de Platon, tomba de