Basil. Ep. 0, 2. — i. De spir. s. VIII, 18. 5. Ep
ou non se tient aux côtés de celui qui tient son esprit dirigé vers le bien et le devoir.
La grâce est nécessaire à chaque œuvre bonne et nous est donnée par l'Esp rit-Saint : « Aucune grâce n'arrive aune créature si ce n'est- par l'Esprit-Saint; personne ne peut
prononcerimeseuleparolepourladéfensedeNotre-Seigneur,
si ce n'est par l'Esprit Saint, comme nous l'apprenons dans
l'Evangile (Matth. 10, 19) de Jésus-Christ lui-même1».
Cette grâce actuelle, nécessaire pour l'accomplissement de
toute œuvre bonne et méritoire est une grâce prévenante.
Saint Basile compare le besoin que l'homme a de secours
avec l'état de l'enfant qui ne sait pas nager et se fait tenir
au-dessus de l'eau par un autre, afin de n'être pas englouti
dans l'abîme2. Que celui donc qui s'est tiré du danger, qui
a eu la victoire dans une tentation, ne se glorifie pas de sa
force, qu'il reconnaisse plutôt la puissance de celui qui l'a
protégé et fortifié. Le salut n'est pas en effet dans le pouvoir
de l'homme, non plus que dans sa connaissance, mais dans
la grâce de Dieu3. C'est donc une grâce particulière de
Dieu, que celle de la persévérance finale. Nous pouvons
l'obtenir par la prière 4.
B. — Saint Grégoire de Nazianze
1. Saint Grégoire de Nazianze se fait de la grâce sanctifiante une idée semblable à celle des autres Pères. Unie au baptême, elle n'efface pas seulement le péché, mais elle nous ouvre une vie nouvelle, nous élève de l'état de grande misère à la possession de nombreuses richesses5. Elle ne doit pas seulement laver le péché, mais encore réformer les mœurs et elle impose l'obligation au justifié de tendre toujours vers une plus grande sainteté ; elle ne nous dispense pas de l'effort moral, vu surtout qu'elle peut être facilement perdue, si l'âme revient aux plaisirs de la chair. « Je