Orat. 40, 3. — 2. Ibid. c. 15. Cf. plus haut
3. Greg. Naz. Orat. 18, 6 : Toutmv xaî [xicdh ct//.ac rrp îtiVriv 9iveyxa.ro»
doute ne se réalisent, pas sans le concours de la volonté humaine, mais dépendent avant tout de la grâce de Dieu- Sous ce rapport, la doctrine de saint Grégoire, comme celle des autres Pères grecs, contredit bien les nouvelles doctrines du xvi" siècle, mais non l'enseignement constant de l'Eglise. Il sous-entend la nécessité de la grâce pour les œuvres du salut, quand dans le môme discours il dit expressément que la connaissance est utile au salut, car elle renferme progressivement en elle-même le salut, et Dieu la développe, s'il le faut, par des miracles et des visions1. En yérité, Grégoire néglige parfois de faire ressortir l'opération de la grâce actuelle, disposant l'âme à, la réception de la grâce sanctifiante. Il semble ainsi favoriser l'opinion, qui prétend que cette dernière grâce procède, pour ainsi dire, de l'activité humaine. « 11 dépend de votre volonté, dit-il en parlant de la grâce du baptême, d'acheter cette grâce; le prix (tachai que Dieu requiert, c'est le désir ou la recherche de la grâce. Dieu soupire après nos soupirs ; il donne à boire â ceux qui veulent boire ; il comble de ses bienfaits ceux qui les lui demandent ; il est toujours prêt â répandre généreusement ses cadeaux et il éprouve plus de joie à donner, que d'autres à recevoir 2 ».
De telles citations ne sont pas la preuve décisive d'une doctrine. 11 faut voir si ailleurs saint Grégoire n'attache pas plus d'importance à la grâce actuelle. Saint Augustin3 cite le passage suivant de saint Grégoire (41e sermon) : «. Professez la trinité d'une seule divinité ou, si vous préférez, d'une seule nature et nous supplierons PEsprit- Saint <"!<• vous communiquer le titre de Dieu. Il vous le
1. Cf. Orat. Ici. 12 ; iG oï Tjjiirs/zi f/.h Txpèi btar/ipto&, xa« o ).oyisfjLO$ /.v-v.
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