Adv. Iov. II
2. Ibid. II, 29 : Non aeque Deus omaes inhabitat, nec ad eandem mensuram omnibus diffunditur.
3. Ibid. II, 23: Non est injustus Deus, ut obliviscatur operis ejus, et ;lispar meritum aequali mercede compenset.
anténicéenne, c'est-à-dire au ine siècle. Il n'appartient cependant à l'histoire des dogmes qu'à partir du rv°, moins à cause de son importance, qu'à cause des Pères qui le combattirent et en particulier de saint Augustin, qui en avait avant sa conversion professé longtemps les erreurs1. Le manichéisme a la plus grande parenté avec le gnosticisme syrien, qui emprunte son dualisme absolu à la même source, au système du fondateur de la religion persane, Zoroastre. C'est ce qui explique comment il a trouvé autant de faveurs en Perse qu'en Syrie. Des dissensions se produisirent dans ces contrées entre les différentes fractions religieuses, surtout quand en 227 après Jésus-Christ les Sassanides voulurent raviver la doctrine de Zoroastre par la magie et qu'ils pensèrent pouvoir ainsi renouveler et affermir le sentiment national. Il se produisit encore un autre mouvement religieux : Mani* entra en scène comme fondateur de secte, avec le projet de péné trer de quelques idées chrétiennes le vieux dualisme rigide du Parsisme ; mais il trouva chez les magiciens et les rois une résistance irréductible et il fut crucifié en 277 après Jésus- Christ3. Ici nous n'avons à nous occuper que de son système. Nous en puisons les éléments aux sources déjà indiquées et