‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 89 sur 480 · Ibid. c. il · texte numérisé non relu

Ibid. c. il

3. Retr. I, 15, 6 : Propterea non perturbât de parvulis quaestio, quia ex illius origine rei tenentur, qui voluntate peccavit, quando libero et ad faciendum et ad non faciendum motu animi mon curabat, eique ab opère malo abstinendi summa potestas erat.

L Ibid. n. 6.

l'erreur pélagienm. 143

choses sensibles *. Le péché ne consiste donc que dans un mauvais usa biens créés par Dieu ; même ce mauvais

usage, Dieu l'emploie à dos uns bonnes el l'enfer lui-même doit servir en définitive à la manifestation de la justice

divine -.

Avec moins de clarté, mais par un raisonnement semblable, Denys le pseudo-Aréopagite, explique la doctrine de la nature du mal et du péché ; il aboutit aux mêmes conclusions : le mal ne peut être rien d'absolu, il s'attache toujours au bien, comme un accident et d'après sa nature il est une privation, une absence d'être, ^aa^^a^ ptaSèv âv) qui n'est venue dans le monde que par la volonté libre des esprits avec la permission de Dieu1.

S 67 L'erreur pélagienne et semipélagienne

A. Au temps où commencèrent à s'élever en Orient les discussions christologiques contre les précurseurs du Nestorianisme, c'est-à-dire au commencement du Ve siècle, éclata en Occident une autre hérésie. Elle s'étendit sur un autre terrain, le terrain anthropologique, mais elle resta dans une connexion étroite, intérieure etextérieure avecl'erreurchristologique. Pelage surnommé Brito dans saint Augustin4 désigné par Marius Mercator dans son Commonitorium comme étant « gente Britannus », habitait Rome au commencement du Ve siècle et y jouissait de la considération publique5,

1. De nat. boni c. Man. c. 34 : Item quia peccatum vel iniquitas non est appetitio naturarum malarum, sed desertio meliorum, sic in Scripturis invenitur scriptum : Ornais creatura Dei bona est... Non ergo malam oaturam homo appetivit, cura arborem vetitam tetigit : sed id quod melius erat deserendo factum malum ipse commisit.

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