‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 90 sur 480 · De divinis nominibus c. 4-, § 19-33. I. Ep · texte numérisé non relu

De divinis nominibus c. 4-, § 19-33. I. Ep

... Aug. De pecc. mer. et rem. If, 16, 25, Dj gestis Pel. 22, (6 ; 14., 36 ; 20, H.

à cause de l'austérité de sa vie et de ses mœurs. Il était moine et laïque. Il s'attacha Gelestius plus jeune, mais mieux doué que lui, et peut-être déjà en l'an 400, par son traité « Contra traducem peccati » il entra en scène avec ses propositions erronées sur le péché originel1. Les deux novateurs attirèrent sur eux l'attention publique, lorsqu'en 411 ils firent voile vers l'Afrique où ils développèrent sans déguisement leurs erreurs. Un troisième porte-voix du Pélagianisme fut Julien qui déjà à Rome s'était probablement associé aux deux précédents. C'était un fils de celui qui devait être plus tard l'évêque Mémor ; il entretint des relations amicales avec Augustin, devint lui-même dans la suite évêque d'Eclane et entra en scène en 418 comme représentant du Pélagianisme. Bientôt après, il composa quatre livres puis huit autres contre Augustin. Nous savons peu de chose des derniers jours de ces chefs du Pélagianisme, surtout après l'exil de plusieurs d'entre eux en 429.

Pour ce qui regarde les erreurs elles-mêmes, nous les connaissons par les écrits ou les fragments qui nous sont restés2, comme aussi par les réfutations qu'elles ont provoquées, surtout celles de saint Augustin.

Le système revêt avant tout le caractère d'un froid rationalisme, qui prend la raison seule pour principe de la connaissance religieuse. Il s'explique chez le chef delà secte par un certain orgueil, qui lui faisait croire à l'existence d'oeuvres naturellement bonnes, et ne lui découvrait dans la doctrine du péché originel et de la grâce que des encouragements à une certaine somnolence ou paresse morale3. L'erreur principale consistait dans la méconnaissance des relations surnaturelles de l'homme avec Dieu par la grâce et dans la

-1. D'après le Praedestinatus.

2. Nous avons de Pelage ses « Commentarii in epistolas Pauli» » écrits avant 410 — une lettre « Ad Demelriadem de Virginilale » ; ces deux livres sont imprimés dans les œuvres de S. Jérôme et de S. Augustin. Nous avons aussi un « Libellas fidei » et une lettre « ad Celantiam malronam ». S. Augustin a conservé dans ses réfutations bien des écrits de Gelestius et de Julien.

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