PÉCHÉ D'ADAM
par une grâce Bpéciale de Dieu, si le péehé n'était intervenu. L'immortalité d'Adam avant la chute n'était pas l'immortalité qui nous assurer;! un jour la résurrection, un tnon 2)ossr mori%, elle était seulement un « posse non mori1 » . S»»n corps sans avoir subi un changement essentiel, est mort par suite du péché, puisque c'est le péché qui lui a fait perdre la grâce, qui l'aurait préservé de la mort. Alors il serait peu à peu ou tout à coup entré dans la gloire, mais sans passer par la mort2. Cette grâce avait été communiquée au premier homme par la manducation du fruit de l'arbre de vie. Cet arhre était une figure de l'arbre de la croix et de la sainte Eucharistie, qui dans la nouvelle loi devaient rendre les hommes participants à la vie future et à l'aliment de la vie éternelle3.
L'homme aurait été préservé non seulement de la mort, mais encore de tous les états précurseurs de la mort, de la décrépitude 4 du corps et de toutes les maladies 5.
2. Le plus important des privilèges de l'âme dans le paradis terrestre était d'après saint Augustin, l'exemption de la concupiscence déréglée (concupiscentia rebellis). Les Pelagiens regardaient celle-ci comme un bien, comme un moyen considérable de vertu, etilsne craignaient pas de l'attribuer à l'homme dans l'état d'innocence et môme à l'Homme-Dieu. Saint Augustin la tient pour un mal (malum) pour une punition du péché (poena peccati) ; elle découle du péché, nous y ramène et est liée chez ceux qui n'ont pas reçu le baptême à la dette du péché (reatus peccatiy. La sainte Ecriture la considère comme telle, et saint Augustin nous le montre par La Genèse : Adam et Eve rougirent deleur nudité après leur chute. Cette honte suppose la rébellion des instincts charnels contre la raison et la volonté de l'esprit :