‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 99 sur 480 · Ibid. IV, 25, 7!>, VI · texte numérisé non relu

Ibid. IV, 25, 7!>, VI

2. Aug. De pecc. mer. et rem. I. 2. Op. imp. c. .Tul. VI. 12. 39.

.'j. Op. imp. c. Jul. VI. '50. De pec. mer. et rem. II, 21. De civ. Dei XIII. 20. De gen. ad litt. III, 21.

4. De pec. mer. I. 3. — 5. C. Jul. V, 7 ; VI, 10. 6. Duas epp. Pelagg. I, 12. Op. imp. c. Jul. I, 71 : V,5. .

l'homme ne rougit que de sa faiblesse, de son impuissance en face des basses inclinations de la chair. L'absence de honte dans l'état d'innocence suppose donc au contraire, l'absence de la concupiscence désordonnée. Celle-ci s'est fixée à demeure, depuis la chute, dans les penchants sexuels. Si la multiplication de la race s'était effectuée avant l'intervention du péché, elle aurait pu se produire par le mélange des sexes, mais sûrement sans le dérèglement de la concupiscence et sous la domination de la raison 4.

3. Adam n'avait pas éprouvé d'obscurcissement dans son intelligence, ni d'affaiblissement dans sa volonté, tandis que le péché originel nous a causé l'un et l'autre. La concupiscence n'exerçait pas alors sur la raison une influence capable de l'aveugler et de lui faire estimer les biens temporels et les jouissances sensibles comme plus sublimes et plus parfaites que les biens éternels et célestes ; elle n'aiguillonnait pas la volonté pour la pousser à rechercher le bonheur plutôt dans les choses de ce monde et la satisfaction des inclinations éternelles qu'en Dieu. L'intelligence de l'homme était spécialement éclairée par Dieu et pour opérer l'adhésion de la foi aux vérités surnaturelles en matière de salut et pour acquérir une connaissance plus claire, plus complète, plus profonde des choses naturelles elles-mêmes. Saint Augustin en trouve la preuve dans la sainte Ecriture. Dieu fait passer les animaux devant l'homme pour qu'il leur donne un nom ; cela suppose en lui une connaissance approfondie de leur nature2.

4. Saint Augustin a-t-il fait ressortir avec autant de clarté le privilège le plus important de l'état primitif, celui qui est 1 a source et le principe de tous ceux que nous venons de signaler, à savoir la communion surnaturelle de grâce de l'homme avec Dieu, l'infusion de la sainteté et de la justification ? La polémique qu'il eut à soutenir contre les Pélagiens ne l'amenait guère à tracer lalimite rigoureuse entrela

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