‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 102 sur 166 · V. Héfélé Bist. des Conc. II (2' éd.), 178, sqq · texte numérisé non relu

V. Héfélé Bist. des Conc. II (2' éd.), 178, sqq

2. Cyr. Alex. Ep. 4 (Miyiie LXXVll, 45 sq.) : Oj yip ffv.'xvj ôri r, tov Adyoy yûffiç fj.srxTïotYiOû7<x. yiyovî vipq ' à/X' o-joi otc si; ôÀov àvÔoejTrov uiTjêÀ/.Ôjj,

CONCILE d'éphèse 499

par un changement ni qu'elle a été transformée en tout l'homme tel qu'il est constitué par le corps et l'âme ; mais nous soutenons que le Logos s'est incorporé hypostatiquoment (x'xO' vTOTrxTtv) à lui-même la chair animée par une âme raisonnable, est devenu homme d'une façon inexprimable et incompréhensible et a pris le nom de Fils de Dieu, et cela non seulement par sa volonté, par son bon plaisir ou par la prise d'une personne. Et quoique les natures soient différentes, elles sont réunies dans l'unité, un seul Christ et un seul fils résultant des deux; non que la diversité des natures ait été supprimée à cause de l'union, mais parce que la divinité et l'humanité est formée par un seul Seigneur et Fils, Jésus-Christ par leur union mystérieuse et inexprimable. De cette façon, celui qui avant tous les temps a

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existé et a été engendré par le Père a été appelé un fils de la Vierge par la chair, non comme si sa nature divine avait pris dans la sainte Vierge un commencement d'existence ou comme si après sa première production par le Père, il avait besoin d'être engendré encore ; car il est insensé et inconvenant de soutenir que celui qui existe avant tous les temps et est consubstantiel au Père a besoin de naître pour arriver à l'existence. Mais parce qu'à cause de nous et de nos péchés il s'est uni hypostatiquement la nature humaine, il a été enfanté par la Vierge et il est pour cela appelé son Fils selon la chair. Car ce n'est pas un homme ordinaire qui est né de la Vierge et sur lequel le Logos de Dieu serait venu se poser, mais uni à la chair dans le sein maternel il est appelé Fils selon la chair et il revendique la naissance charnelle comme la sienne propre. C'est de cette façon que nous disons du Logos qu'il a soufi'ert et est ressuscité, non en ce sens que le Logos eût reçu des meurtrissures, des coups et d'autres blessures dans sa propre nature divine ; car de même que l'être divin est sans corps, de même il est incapable de souffrir ; mais parce que le corps qu'il a pris a souffert, ainsi on dit qu'il a souffert pour nous. Le Logos existe sans douleur dans une chair passible. Nous pensons la même chose au sujet de sa mort, parce que le Logos divin immortel et impérissable de sa nature est la vie et le créateur des vivants. Mais parce que son corps, par la grâce de Dieu comme en témoigne saint Paul (Hébr., 2, 9), a goûté la mort par amour pour nous, il arrive qu'on dit de lui-même ; il a souffert la mort à cause de nous. Cela n'arriverait pas parce que ce qui appartient à son essence propre a pris la mort en soi (ce serait une folie de le dire ou de le penser\ mais parce que son corps, comme il a été dit, a voulu goûter la mort... Ainsi nous reconnaissons un Christ et un Seigneur, non parce que nous adorons l'homme à côté du Logos, afin de rappeler par cet « auprès du Logos » la pensée de la séparation, mais nous adorons un seul et même être, parce que son corps avec lequel il siège à côté de son Père, n'est pas étranger au Logos; non que deux Fils soient assis à la

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