‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 104 sur 166 · CONCILE D'ÉPHÈSE · texte numérisé non relu

CONCILE D'ÉPHÈSE

Seul le troisième anathétisme souleva chez quelques-uns, adversaires pourtant du Nestorianisme, certaine contradiction : On fit à Cyrille le reproche d'admettre un mélange des deux natures en une seule nature : Mais telle n'était point l'intention de Cyrille dans l'expression (Iv&xnç fyjai^ri) il ne voulait marquer parla qu'une union inséparable et essentielle des deux natures et l'opposer à une union simplement morale. C'est ce qu'il affirmait encore par les autres appellations dont il usait à l'égard de l'union dans le Christ.

A la lecture du fragment déjà mentionné, après que Nestorius eût assez clairement fait connaître son obstination dans l'erreur, il s'engagea une discussion sur la doctrine et les formules des Pères de l'Eglise des temps antérieurs. On lut des extraits des écrits de l'évêque Pierre d'Alexandrie, de saint Athanase, de Théophile d'Alexandrie, du pape Félix I, de Jules I, de saint Cyprien et de saint Ambroise, des trois Cappadociens, d'Atticus de Constantinople, d'Amphilochiusd'Iconiumetainsi de toutes les parties de l'Eglise, et de toutes, il résulta que l^cotninunicatio idiomatum avait été toujours usitée dans le langage de l'Eglise et que la

pas un langage unique, étant donné que le Verbe est devenu chair, a. s. 8° Si quelqu'un dit que seul Notre-Seigneur Jésus-Christ a été glorifié par l'Esprit, comme si la puissance qui y est manifestée et qui cependant est par lui, lui est restée étrangère et comme s'il n'avait reçu que de l'Esprit son empire sur les démons et son pouvoir de faire des miracles, ou ne nomme pas plutôt sien l'esprit par lequel il fait des miracles, a. s. — 10° Si quehju'un dit que ce n'est pas le Logos divin lui-même, lorsqu'il est chair et homme comme nous, mais un autre que lui, un homme différent de lui (ioi/Mç, mdprji-noç,] qui est devenu notre grand prêtre et apôtre (Hebr. m, 1. Ep. v, 2) ou dit qu'il ne s'est pas offert en sacrifice pour nous seuls, mais aussi pour lui-même, alors que pourtant exempt dépêché il n'avait pas besoin de sacrifice, a. s. 11° Si quelqu'un ne reconnaît pas que la chair du Seigneur est vivante et n'appartient pas en propre au Logos, mais à quelque autre en dehors de lui, qu'il n'est uni à lui que par [la dignité ou participe seulement à l'inhabitation divine, que celui qui ne le tient pas plutôt à cause de cela pour vivant comme nous l'avons dit, parce qu'il ne peut être propre auLogos qui donne la vie à tout, a. s. — 1° Si quelqu'un ne reconnaît pas que le Logos de Dieu a souffert selon la chair, a été crucifié selon la chair et a goûté la mort selon la chair et qu'il est devenu l'alné d'entre les morts, puisque en tant que Dieu il est la vie et l'auteur de la vie. a. s.

séparation en deux personnes ou en deux Fils n'avait jamais été admise.

Nestorius fut alors déposé de sa dignité et déclaré exclu de la communion de l'Eglise ; ce décret fut signé par 200 évoques.

On sait assez par l'histoire de l'Eglise que le parti de Jean d'Antioche qui se trouvait au concile d'Ephèse ne s'associa point à ces mesures du concile, mais opposa concile à concile, dressa un symbole et prononça la déposition de Cyrille d'Alexandrie, de Memnon d'Ephèse et des chefs des antinestoriens. L'intervention de la cour impériale accentua tout d'abord le désaccord d'Ephèse. Ce ne fut que deux ans après que la communion put être rétablie entre Cyrille et une grande partie des Orientaux, Jean d'Antioche en tête, une fois que Cyrille eut donné de nouvelles explications sur quelques termes employés, et souscrit la profession de foi que lui avait envoyée Paul d'Emèse et qui était identique à celle qui avait été rédigée à Ephèse ' ; alors aussi Jean d'Antioche reconnut l'orthodoxie de Cyrille et la déposition de Nestorius. Cette profession de foi était ainsi conçue : Nous reconnaissons que Notre-Seigneur Jésus-Christ le Fils unique de Dieu est vrai Dieu et vrai homme constitué par une àme raisonnable et un corps ; engendré de Dieu avant tous les temps, quant à la divinité, né de la vierge à la an des jours pour nous et notre salut quant à l'humanité, consubstantiel au Père par la divinité, de même nature que nous par l'humanité. Car les deux natures sont unies l'une à l'autre. Nous ne reconnaissons donc qu'un Christ, qu'un Seigneur, qu'un Fils. C'est en raison de cette union, qui est éloignée de tout mélange, nous le reconnaissons aussi, que la sainte Vierge est mère de Dieu, parce que Dieu le Logos est devenu chair et homme et s'est uni dès la conception ce temple de l'humanité qu'il a prise chez elle. En ce qui concerne les textes évangéliques et apostoliques relatifs au Christ nous savons que les théologiens emploient les uns

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