‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 11 sur 166 · IL E IV, 7. - 2. Cl. liasil., U. Eun. .1, la · texte numérisé non relu

IL E IV, 7. - 2. Cl. liasil., U. Eun. .1, la

et de son œuvre et à s'élever ainsi à la connaissance 01^ Dieu. Il regardait en outre la détermination de plusieurs attributs divins comme superflue, car rien de réel ne leur correspondait dans l'essence divine, puisqu'ils n'étaient que des sons de voix ou de simples mots. Telle fut bien aussi plus tard l'opinion des Nominalistes. Pour eux, nous étions tout à fait incapables de connaître l'essence des cboses et l'essence de Dieu, moins encore que toutes les autres. Eunomius ne poussa pas aussi loin les principes du nomiualisme; ce n'en fut pas moins une inconséquence de sa part de s'arroger à l'enconlre des Nominalistes une connaissance adéquate de l'essence divine.

Voyons maintenant comment les Pères de l'Église se sont acquittés de la double tàcbe de mettre à nu l'absurdité et les contradictions des erreurs d'Eunomius, et de défendre le principe, toujours admis dans l'Eglise, de la cognoscibilité de Dieu et de son incompréhensibilité.

I. La réfutation des opinions d'Eunomius ne présentait guère pour eux de difficultés. En dépit de leur caractère si abstrait qui laissait aux sophismes tant de facilité pour se cacher derrière des subtilités, ses propositions étaient trop ouvertement marquées du sceau de la contradiction.

1. Quand Eunomius s'attribue une parfaite connaissance de Dieu et même de son essence, sous prétexte que sans cela nous ne connaîtrions pas Dieu tout à fait, et que nos hommages s'adresseraient à un être inconnu *, saint Basile réplique que, quand même notre connaissance n'atteindrait pas l'essence de Dieu, nous pourrions savoir bien des choses de son action; il rappelle aussi qu'il y a plusieurs degrés et espèces dans la connaissance*. Pour connaître un objet, le mode de connaissance le plus élevé n'est pas indispensable. Certes l'homme a dans sa raison une faculté supérieure et la puissance de connaître la vérité; aussi la première des vérités, c'est-à-dire l'essence divine reste l'objet principal de son intelligejice spirituelle. Mais il ne résulte pas de là, que notre

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