‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 110 sur 166 · Cyr. C. Nest. III · texte numérisé non relu

Cyr. C. Nest. III

2. Leporii presbyteri libellus emendationis c. 9. Bibl. patr. GalL Tom. IX, 398 sq. — 3. Cf. Aug. Op. imperf . c. Jul. IV, 84.

que comme une commémoraison de la mort du Seigneur, c'est ce que nous verrons plus tard dans la quatrième partie de l'histoire des dogmes ; mais il est évident déjà que si on admet la séparation du Sauveur humain et du Logos divin, le corps présent dans l'Eucharistie et présenté comme un aliment n'est plus uni hypostatiquement au Logos divin ; il ne mérite donc plus aucune adoration, il ne peut plus être considéré comme un aliment pour la vie éternelle *.

Conception et démonstration du dogme de l'Eucharistie chez saint Cyrille d'Alexandrie

Jusqu'ici nous n'avons étudié l'œuvre de saint Cyrille que dans son côté polémique; il reste à montrer comment il a réussi à défendre le dogme de l'Eglise, à le formuler plus exactement, à l'établir sur des bases plus profondes.

A ce point de vue il en fut du dogme christologique comme de la Trinité : il s'écoula un temps assez long avant qu'on n'eût trouvé de terme assez précis pour exclure absolument l'erreur. Les Nestoriens suivaient en effet la même tactique que les Ariens : ils employaient dans le sens de leur hérésie les termes reçus dans la théologie et détournaient dans un sens hérétique celles dont se servaient leurs adversaires. Par là plusieurs furent empêchés de saisir l'importance de la question controversée et en vinrent à s'écarter de la foi orthodoxe. Nestorius mit au grand jour dans la personne du Sauveur la dualité des natures; il put alléguer pourjustitier de la nécessité d'une telle mesure l'autorité des Pères qui avaient combattu l'Arianisme et l'Apollinarisme. Mais l'exagération était facile sur ce point et alors on tomba dans l'hérésie même qu'on prétendait combattre. Comment devait-on en présence de cet état de choses préciserl'unité de la personne dans le Christ? *;•

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