‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 115 sur 166 · Ibid. 1293. — 2. Cf. Ep. 45 (Migne LXXVII, 232, sq · texte numérisé non relu

Ibid. 1293. — 2. Cf. Ep. 45 (Migne LXXVII, 232, sq

3. Apol. c. Theod. (3Iigne LXXVI, 408) : Ksxivatxsv skvtàv ojx àCovÀjjTw;, oui' iÔiÀovTfii à yiovoysvvii yS'/O'JSv c/.vQpoinoi.

4. Ibid. : Tô 8é ys //.yi diisiv fjnzài. zr^j i'vwuv SiKipÙTâxi Si)(ij rà yinwusva, xxl oAJlyjAco» intfitrini, sir) kv, w^ yi fxoi pat'yiTai, TtuvTiXHi KvjTCxirfSv, xxi fjiùixox/ fituiooiv.

Théodoret pour dire que le Logos n'était pas nécessairement soumis aux nécessités physiques de la nature humaine . Mais quand il s'agit d'établir cette opinion par d'autres exemples, saint Cyrille n'est pas aussi exact que les autres Pères ; il ne fait pas entre le vouloir et la volonté libre la distinction aussi nette que saint Athanase, par exemple. Ainsi il se demande si Dieu qui est par nature saint, juste, sage, l'est nécessairement et indépendamment de sa volonté * ; si donc, l'homme qui est raisonnable par nature, l'est nécessairement et indépendamment de sa volonté. Il ne remarque pas ici que l'Incarnation est un acte de l'amour volontaire de Dieu, un acte qu'il pouvait accomplir ou non ; tandis que la volonté de son propre être est nécessaire chez Dieu, comme la volonté d'être raisonnable chez l'homme.

6. En quelques passages saint Cyrille désigne ce qui a été accompli par l'union hypostatique comme une certaine unité (cM, tout comme s'il n'avait pu trouver encore de terme précis. (( Il est évident, dit-il, que le Logos engendré par le Père a gardé même après son Incarnation tout ce qui était inhérent à sa nature. Il est dangereux d'introduire une séparation, car il n'y a qu'un Seigneur Jésus-Christ par lequel le Père a tout créé. Il est créateur en tant que Dieu, vivificateur en tant que vie, aboutissant pour ainsi dire à un être unique qui tient le milieu entre les deux avec des propriétés naturelles et d'autres surnaturelles ^ Encore ici on voit clairement combien il était difficile pour les Pères de trouver tout d'abord pour les mystères insondables de la foi l'expression adéquate qui rendit impossible toute interprétation détournée. Après l'apparition de l'erreur monophysite saint Cyrille aurait peut-être usé de plus de précision ; il aurait évité l'expression d'être intermédiaire ou bien il l'aurait expliquée'^. Cependant des passages cités il

1. De recta fide ad Theod. c. 40 (Migne LXXVI, 1193) : 'Xidp'j>mvoii ra «u

xcf.i TOîi iiTÏfj v.-jQp'ATXW ioto>ix'y.7iv ziç, îv tj ri //îrc; j Tjy/.ii <j.v,iOi. Ces expressions

se trouvent : De inc Unig. [Migne LXXV, 1224, 1245, 1253).

2. Cotte expression inexacte se trouve chez Greg. Naz. V. plus haut, l 35.

résulte Lien clairement qu'il n'a pas songé à un mélange des natures, mais seulement à la conjonction de la nature humaine dans la personne du Logos restée sans changement.

7. Les adversaires de saint Cyrille lui reprochaient d'avoir admis une translormation substantielle de la nature humaine dans la nature divine. Le saint docteur, au contraire, se tient bieji en garde contre cette erreur dans tous ses écrits et notamment contre toute transformation en quelque sens que ce soit*. 11 n'ignore pas que plusieurs Pères ont parlé du mélange des natures (xpàat;), mais, comme il l'explique avec raison, ils n'ont voulu désigner par là qu'une union intime entre le divin et l'humain et nullement songer à un mélange comme celui qui a lieu dans les substances liquides. Si Nestorius lui reproche' d'admettre pour un seul être (et? piv ovtriav) ce mélange de divin et d'humain, il repousse cette supposition de la difiusion de ces natures l'une dans l'autre (twv fiasuv et; ailvMç ccrjyyriç) et il trouve 611 uu autrc passage qu'il est absurde de croire que la nature humaine ou le corps est devenu consubslantiel à la divinité ou admis à partager avec elle la même essence (èvoùtik; TaurÔT>;Tt)^ L'anéantissement ou l'absorption de la nature humaine dans la divine est signalé tout aussi bien comme erroné et inexact*.

Cela n'a pas empêché, à notre époque, d'accuser saint Cyrille' d'avoir admis non seulement l'insertion de la nature humaine dans et sous la personne divine, mais même son élévation à la substance de Dieu, son « insubstantiation » dans le Logos, si bien que le Logos ne peut pas même être imaginé sans la nature humaine et que d'autre part la nature humaine tirerait du Logos sa substantialité. 11 n'en est rien. L'union, aux yeux de saint Cyrille, est devenue inséparable pour le Logos parce que Dieu ne peut pas retirer son acte

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