‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 116 sur 166 · C. Nest. I. — 2. G. Nest. V. 4. {Migne LX.XVI · texte numérisé non relu

C. Nest. I. — 2. G. Nest. V. 4. {Migne LX.XVI

3. Quod unus sit Christus, Aligne LXXV. 1289. — 4. Ibid. p. 1292, sq.

5. i)orner, op. cil. Il, 77. « On ne peut donc pas propronicnl parler, chez }.aint Cyrille, d'une Iran.xforniation ou transsubstantiation de la substance hun\aine dans la divine, mais bien d'une insubslantialiun et non de son union hyposlatiquo au Logos i).

d'amour, mais l'être divin d'après saint Cyrille n'a reçu ni une nouvelle destinée ni un changement par le fait de l'Incarnation. C'est là plutôt ce qu'il nie: « Il a souffert la croix, dit-il *, et la mort dans la chair non dans l'être divin (où <fv>Tsi BeoTYizo?) pour être le premier né d'entre les morts et pour ouvrir à la nature humaine le chemin de l'immortalité et pour sauver les âmes de l'enfer... Comme son corps est devenu un corps de Dieu, il a devancé tous les autres. Mais un corps pris à la terre ne pouvait être transformé dans l'être de la divinité, car autrement nous devrions prendre quelque chose à la nature humaine comme si elle était devenue telle ou avait reçu en soi quelque chose d'accidentel qui ne lui appartînt pas par nature^. L'union du corps et de l'âme en une substance dans l'homme est bien pour saint Cyrille l'analogie de l'union hypostatique dans le Christ, mais n'en est pas l'image parfaite. La nature humaine n'a donc plus sa substance dans le Logos; elle n'est pas comme un corps sans âme, une simple substance potentielle; elle a la substantialité ePe-même. Quand saint Cyrille^ dit que les deux natures après leur union ne peuvent être séparées que Bcoplu, il n'entend pas par là nier toute différence réelle entre les deux, mais affirmer seulement l'unité de la personne.

8. La communicatio idiomatum, le passage des attributs des deux natures à une seule personne où l'unité de la personne du Sauveur trouve sa claire expression, voilà ce que saint Cyrille cherche tout particulièrement à établir et à justifier. La sainte Ecriture disait déjà du Logos qu'il s'était fait chair; elle le nommait ainsi, pour ainsi dire, chair parce que le Logos était devenu en quelque sorte ce qu'il avait pris comme sa propriété ou comme son bien; tout comme on montre le corps d'un homme quand on vent montrer l'homme même qui le détient*. Pareillement le Seigneur

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