‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 118 sur 166 · Ep. 1, p · texte numérisé non relu

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Père et d'une façon divine ; mais parce qu'il a pris les bornes de notre nature humaine ignorante ; il a pris pour lui cela (l'ignorance du jour du jugement) comme beaucoup d'autres choses, quoiqu'il ne fût pas à proprement parler ignorant, mais qu'il connût toute chose avec son Père d. Ainsi s'exprime saint Cyrille ^ Il est d'autres passages comme les paroles du Christ sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? » que saint Cyrille ne savait expliquer parla nature humaine du Seigneur ; il les prenait comme ayant été prononcées au nom de l'humanité déchue en Adam et abandonnée par Dieu-.

Le saint docteur supposait bien une illumination de la nature humaine, mais il n'entrait point encore dans ses plans d'examiner de près cette élévation des facultés humaines du Seigneur. Saint Cyrille connaît la comparaison qui se trouve déjà chez Origène du fer rougi au feu, et il cherche à s'expliquer ainsi la participation du Logos à la souffrance et à la mort qui a atteint tout d'abord la nature humaine, mais qui n'a pas plus endommagé la nature divine que le feu n'a à souffrir quand le fer est laminé ou divisé par le feu brûlante

10. Sur le moment précis où l'union hypostatique s'est réalisée, ni les Pères antérieurs, ni saint Cyrille n'ont élevé le moindre doute : elle eut lieu au premier moment où la nature humaine commença à exister dans la conception. Le symbole arrêté entre les Orientaux et notre docteur d'Alexandrie marquait expressément ce point du dogme*. Si la nature humaine avait existé seulement un instant à l'état isolé, il ne serait plus possible de dire du Logos qu'il a été conçu par la Vierge ; et une union hypostatique n'aurait pu se produire tout au plus que par une transformation de l'homme Jésus en une nature personnelle.

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