Quod unus sit Chr. {Migne LXXV
3. Ibid. p. 1357. — 4. Cf. Cyr. Ep. 39. (Migne LXVII, 176. sq.j.
§ 43 L'erreur d'Eutychés
Le concile d'Ephèse avait suivi de trop près l'erreur de Nestorius et il avait été trop gêné dans ses délibérations par l'intervention du pouvoir civil pour que les Pères eus. sent pu, en face de tant de points soulevés, trouver une expression adéquate et une formule définitive. On avait sans doute déclaré que les lettres de saint Cyrille présentaient l'exposé fidèle du dogme, mais on n'avait point par là fermé la porte à toute controverse. Il y en eut encore beaucoup dans l'école d'Antioche qui continuèrent à blâmer ceci ou cela dans la terminologie de Cyrille, surtout dans ses anathématismes et dans ses lettres; beaucoup aussi qui s'attachèrent aux doctrines de Diodore, de Théodore de Mopsueste et de Théodoret de Cyr, surtout lorsque le concile d'Ephèse ne se fut point prononcé sur leur hétérodoxie et que saint Cyrille par amour pour la paix de l'Eglise n'eût point provoqué d'anathème contre eux. Il advint en outre que des Nestoriens déguisés adoptèrent la plupart des expressions de saint Cyrille et des autres Pères orthodoxes tout en leur donnant un sens favorable à leurs erreurs.
Plus grande encore fut la confusion quand quelques-uns, qui se donnaient comme les défenseurs de la théologie de | Cyrille, tombèrent dans l'extrême opposé, s'attachèrent étroitement à chacune des expressions de ce docteur et poussèrent si loin sa doctrine fondamentale de l'unité du Christ qu'ilsenvinrentàperdre de vue laperfection des deux natures.
Telles furent les tendances qui se firent jour dans la théologie, vers le milieu du v siècle. D'abord ce fut Théodore I , le chef de la secte nestorienne qui entra en scène avec un écrit intitulé le Mendiant (îjoavtTrÀ;) en 4 livres, où il combattait la doctrine du mélange des natures dans le Christ, dt fendait les trois termes, sans changement . sans mélavi/.u'.