Cf. Liberataii, BreviaToam c
Saint Léon s'adressa aussi par écrit au clergé de l'Eglise de Constantinople enle conjurant de rester attaché àladoctrine orthodoxe et à son évêque légitime Flavien, dont la mort ne lui était pas encore connue'. Dans une lettre qu'il lui écrivit encore ilmontre ce qu'ily avaitde condamnable dans les idées d'Eutychès et insiste sur ces deux points : i" Eutychès, en attribuant au Christ un corps étranger aunôtre, ruine la vérité historique de la vie du Seigneur et l'œuvre de la Rédemption; 2''ridée de Dieu est défigurée dansTEulychianisme et l'être divin est exposé au changement et àlasouffrance.
Les Evangiles de même que le symbole des Apôtres doivent nous enlever tout doute sur la vraie et parfaite nature corporelle du Seigneur, et l'Eglise reconnaît cette foi de la façon la plus nette par le culte de l'Eucharistie. Dans quelles ténèbres de l'ignorance, se demande-t-il dans cette dernière lettre, dans quelle paresse d'esprit doivent se trouver ceux qui n'ont appris ni par ouï dire ni par la lecture ce qui est commun et répandu sur les lèvres de tous, au point que la vérité du corps et du sang de Jésus- Christ comme étant des mystères de la foi universelle ne peut être tenu caché même des enfants muets? Car dans la distribution mystérieuse de ces aliments spirituels il nous est donné en partage de recevoir la force des aliments célestes et d'être transformés dans le corps de celui qui est devenu chair à cause de nous. Ici saint Léon suit saint Ignace d'Antioche qui répondait également aux Docètes de son temps en leur montrant le corps eucharistique du Seigneur, et il suppose que la jouissance du corps eucharistique doit avoir pour nous un sens si profond, parce que grâce à notre union avec lui nous prenons part à sa magnificence et à sa gloire, avec laquelle nous revêtons déjîl le corps essentiel du Seigneur-. Si le corps du Seigneur est