‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 128 sur 166 · Libcralus Breviar. c. 19 {Migne LXVIII · texte numérisé non relu

Libcralus Breviar. c. 19 {Migne LXVIII

ges une explication différente* et déclaré qu'il était inconvenant d'admettre l'ignorance chez l'Homme-Dieu. Quand on examinait de près le perfectionnement et l'élévation de la nature humaine dans le Christ, on trouvait un fond sérieux à l'assertion de cette branche du monophysisme. En général on aurait dû attendre cette proposition des Nestoriens, et des Monophysites une proposition contraire, à savoir la reconnaissance à la nature humaine d'une existence absolue. Les Agnoètes furent cependant combattus par une partie des Monophysites à la tête desquels se tenait Théodose, évêque sévérien d'Alexandrie.

Plus tard les théologiens se sont occupés vivement de cette question de la connaissance du Seigneur et ils ont nié l'ignorance comme une tache, sans élever pour cela la science de la nature humaine à la hauteur de l'omniscience divine'.

Si nous jetons encore nos regards sur l'histoire extérieure de l'hérésie, nous voyons qu'elle trouvadansl'empereur Anastase un aussi zélé défenseur que son prédécesseur Zenon. ' Pressé par le général Vitalien, en 514, il fut cependant forcé de taire au moins quelques pas pour se réconcilier avec Rome. Mais il ne songeait pas sérieusement à réaliser cette réconciliation. Ce fut seulement avec sa mort en 518 et sous le règne de son successeur l'empereur Justin le', qui abandonna en grande partie à son neveu Justinien la direction des affaires religieuses, que des jours meilleurs se levèrent pour l'orthodoxie. En 519 l'anathème porté contre Acacius fut reconnu par le patriarche Jean de Constantinople et la paix de l'Eglise fut rétablie avec Rome ; l'Egypte seule resta favorable à l'erreur.

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