V. plus haut
2. Il avait été précédé par saint Jérôme, in. Ps. 15 et saint Ambroise (In Luc V, 52), Grégoire le Grand, Epp. 1. X, ép. 35, 39 éd. Maur. II , 1065, 1069, sqq.). La doctrine des .\gnot>tes avait été soumise au jugement du pape Grégoire; il se pronon^;a contre elle dans les lettres (citées) au patriarche Eulogius d'.\lexandrie ; et c'est ainsi que Eulogius combattit aussi les Agnoéles dans un écrit composé contre eux et duquel Photius nous a conservé quelques fragments. Biblioth. cod. 230 (Uigne CIM, 1024 sqq.).
ÉMIETTEMENT DU MONOPHYSISME 553
Depuis 527 lorsque Justiiiien parvint à l'empire, il favorisa encore davantage la foi orthodoxe, quoique son épouse Théodora restât attachée à l'hérésie. Celle-ci en fût même réduite à laisser un patriarche orthodoxe monter sur le siège d'Alexandrie ; mais elle prétendit en revanche implanter l'erreur sur le siège despapes et elle promit au diacre et apocrisiaire,Vigile, la dignité papale s'il consentait à rejeterlafoi de Ghalcédoine. Le pape légitime Sylvère fut de fait emprisonné pour des motifs futiles par le général Bélisaire (538), et Vigile fut élu pape. Sylvère mourut en 530, dans l'île de Palmaria ; dès lors Vigile fut élu de nouveau et cette fois régulièrement, mais dès ce moment il se posa lui-même en défenseur de l'autorité du IV^ concile. En Occident l'Eutychianisme ne trouva généralement pas de terrain.
Par contre en Orient les divisions duraient toujours, et elles reçurent même de nouveaux aliments quand Justinien se fut mêlé aux controverses théopaschiques, soulevées de nouveau par la formule un de la Trinité a souffert. Un moine Jean Maxence avait provoqué cette controverse et pris vivement parti pour la formule, depuis qu'il s'était formé un parti Nestorien de moines, qu'à cause de leurs longues veilles on appelait les sans-sommeil. Ceux-ci tenaient cette formule pour erronée et rejetaient encore la maternité de Marie. Les papes avaient fait attendre leurs jugements sur cette formule, mais depuis que les Nestoriens l'eurent repoussée, Justinien pensa qu'il devait la faire admettre et il arriva ainsi que le cinquième concile de Constantinople l'approuva expressément avec l'addition carne: Un delaTrinité a souffert dansla chairCë.S, can.lO).
La querelle des Trois-Chapitres soulevée par Justinien se rattache ausssi à l'histoire du monophysisme : Par amour pour les monophysites l'empereur en vint à faire porter encore un anathème explicite sur les Nestoriens Théodore, Theodoret et Ibas.
D'autre part l'erreur même du trithéisme sortit des que-