‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 134 sur 166 · Migne LXXXXVI, p · texte numérisé non relu

Migne LXXXXVI, p

2. Ibid. p. 1944 : OO Stà àSOvarov, xlli 5ià tÔ Tr^oôrtiv \|<tK,v ttots xai âvâv OsoTViTOî £iv«t Tou xuoîou T/y àvô^wTrTyjOTa, tïiv npohtiSïaviv sx6âX)lopiv.

PÈRES ANTIEUTYCHÉENS 561

quel sens le Logos a pris notre nature, s'il l'a prise comme générique ou individuelle. Le mot « nature », dit-il, peut être pris dans un triple sens. Tout d'abord, il désigne le genre de l'être humain, comme nous le concevons avec notre intellect ; secondement, il désigne l'être humain tel qu'il existe dans tous les individus ; troisièmement, il indique l'être humain, en tant qu'il a l'existence dans telle personne déterminée, et sous des qualités particulières. Dans l'Incarnation, la nature humaine n'est pas entendue dans le premier sens, ni même dans le second, parce que le Logos n'a pas pris toutes les hypostases humaines; la nature humaine du Christ est individuelle % quoiqu'elle soit semblable en tant que nature à la nature commune à tous les individus.

Les Pères trouvaient ainsi, à l'unanimité, que toute nature produite avait sa qualité propre ; qu'elle pouvait être communicable et propre à plusieurs individus. Si on admettait donc dans le Christ une seule et même une nouvelle nature humano-divine, on enlevait à l'Homme-Dieu son caractère d'unité, il fallait supposer possible qu'il y eût plusieurs hommes-dieux ou que la nature humano-divine peut être représentée en plusieurs individus.

C. L'œuvre qui eut le plus d'influence pour la fixation des termes de nature et de personne dans l'Eglise latine, ce fut le livre De duabus naturis et una persona Christi, attribué à Boèce^ (470-524), un contemporain de Léontius. C'est en effet la conception exposée dans cet ouvrage qui a presque universellement prévalu chez les théologiens.

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