‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 146 sur 166 · Ibid. p · texte numérisé non relu

Ibid. p

2. Ibid. p. 485 : Kaî oO;^ ors cà ^wTivLoi.i xivyitsiç xat o-a^oxtxat y.i-jîîtBcl

Enfin il résulte de la participation d'une nature individuelle à l'énergie de l'autre que quelques œuvres sont plus semblables à celles de Dieu et d'autres plus semblables à celles d'un homme, et que d'autres portent à la fois des caractères divins et des caractères humains, et c'est même des œuvres de cette dernière espèce que saint Sophronius entend le passage de saint Denys l'Aréopagite souvent cité dans la lutte contre les Monothélites, là où il parle d'une nouvelle activité humano-divine (xoivr) x«i B£</.M\orAh é-jifiyeta) *. Là, saiut Sophrouius prend dor.c le mot « énergie » dans le sens indéterminé d'œuvre, à peu près comme Honorius quand il parle d'une activité multiple; mais il marque en outre que le mot humano-divine désigne les deux modes d'opérations différents par nature. Après une si claire et si convaincante exposition du dogme, il était impossible que Sergius restât encore sans faute dans l'inconscience de ce qu'il y avait d'erroné dans son opinion. Il s'entêta cependant dans ses erreurs et chercha à gagner à sa cause l'appui de l'autorité de l'empereur Héraclius; il l'engagea donc à souscrire et à publier, comme règle de foi, un décret, VEcthesis, qu'il avait composé. C'est ce qui fut fait effectivement en 638. Les précédents de ce genre ne manquaient pas à Constantinople.Quer£'c//2^525eutSergius pour auteur, on le voit assez par son contenu et par son parfait accord avec la lettre de Sergius à Honorius. L'expression <i une seule énergie », puisqu'elle se trouvait chez divers Pères, ne devait plus être, était-il dit, employée désormais, parce que plusieurs s'en scandalisaient, mais il fallait éviter encore plus le terme de « deux natures •^, parce qu'elle faisait croire à l'existence de deux volontés opposées et à une division de la personne, alors que Nestorius lui-même avait admis l'identité du vouloir en

1. Mansi, 488 : K«i avrov ■zxnùvru tou ivôç vioû StaêsêateytxsOa xai rraTaj KbTou xai ri; ^wvà; x«î ri; è-jîpysîui niTTsiioasv ' xxv aï fxiv aOroO stTt ôswnçsizel;, «t Se o'jtw ttxXiv àvQ^owTroTrjOETrstç, «îSî ^i(rY,v Ttvà TaÇtv S7rs';^0'jTtv, tô; v/jiJTj.1 rô OeoTrpensç Èv ra'jTw xai àvOor.'jTrtvov ' Ta\jTrii 8î yapisv Tvi; âuvius'o; y«i T.'.v y.Ofjvy y.y.'t Osuv^f>i.x}y ïîyo^kvr,v hicysitxv.

DÉFENSE DE DYOTHÉLISME 593

Dieu et en l'homme. La reconnaissance d'une seule volonté, à savoir de la volonté divine dans le Christ, s'imposait donc à tous, parce que le dogme de l'unité de la personne le demandait.

Saint Sophronius était mort en 637, avant la publication de VEcthesis ; celle-ci ne trouva plus désormais de résistance parmi les Patriarches orientaux; un synode tenu sous Sergius en 638,à Gonstantinople, l'approuva expressément; un autre qui se tint en 639 sous le patriarche suivant, Pyrrhus, en fit autant. Mais la résistance décisive contre VEcthesis wÎQi cette fois de Rome. Honorius, mort en 638, avait eu pour successeur Séverin et celui-ci, après sa mort survenue bientôt, fut remplacé par Jean IV. Celui-ci, dans un concile tenu à Rome (641), condamna le Monothélisme, puis défendit la foi orthodoxe et la mémoire d'Honorius dans une lettre aux deux jeunes empereurs. De son excellent exposé du dogme des deux volontés et des deux opérations dans le Christ, il a été déjà donné plus haut divers extraits. Le pape Théodore, son successeur (depuis 642), continua la lutte de Jean IV et écrivit même au patriarche monothélite, Paul de Gonstantinople, qui avait été substitué à Pyrrhus disparu lors de l'avènement de Constans II.

B. Dans l'intervalle s'était élevé en Orient un autre champion de la foi orthodoxe, l'abbé Maxime, né en 580, d'abord secrétaire particulier de l'empereur, moine depuis 631 à Scutari sur l'autre rive du Bosphore. Dans sa première attaque contre le Monothélisme, il s'était tenu à Alexandrie au côté de Sophronius ; maintenant dans l'intérêt de la foi il entreprenait divers voyages en Afrique et à Rome pour combattre l'erreur. En l'année 645 il soutint en une ville d'Afrique une discussion publique contre Pyrrhus le patriarche éphémère ; le texte nous en a été conservé *. En outre il composa divers écrits polémiques^ Nous allons

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