In Joan. 3, 5 (lib. II, c. 1 ; }figne LXXIII, 244 sq
4. Cf. Max. Ep. ad Nicandrum (éd. Comb. II, 53 ; Migne XCI, 104). Ibid. 5. — 6. Ed. Comb. II, 189 sqq. (Migne XCI, 341 sqq.).
2. Pour la preuve positive de la doctrine orthodoxe de la dualité des volontés et des opérations dans le Christ, saint Maxime la donne dans la lettre à l'évêque Etienne de Dor en Palestine*. Il invoque plusieurs passages de la sainte Ecriture (Matth. VI, 48; Marc VII, 24, IX, 29 ; Jean I, 43, VII, 1 ; Matth. XXVI, 17, XXVII, 34). Dans tous ces passages il est question d'une seule volonté du Seigneur, qui ne peut être attribuée qu'à la nature humaine; par contre en saint Jean (V, 21), la volonté du Fils est identifiée avec celle du Père et ne peut être entendue que comme volonté divine.
Tout aussi nombreuses sont les expressions des Pères relatives à la dualité des volontés dans le Christ. A propos de ces paroles de saint Matthieu (XXVI, 39) : « Père, s'il est possible, que ce calice passe loin de moi etc. » saint Athanase s'écrie' : « Ici le Seigneur montre deux volontés (SûoôeXvîpiaTa), la volonté humaine tremble de faiblesse devant la mort, tandis que la volonté divine est prête ». Saint Grégoire de Nazianze atteste la même chose % ainsi que saint Grégoire de Nysse dans son premier discours pour Pâques et saint Chrysostôme* dit : « Si les paroles de saint Matthieu (XXVI, 39) doivent s'entendre de la divinité, il en résulte une contradiction et il s'ensuit une conséquence absurde, mais si ces paroles sont prononcées par rapport à la chair, elles sont conformes à la raison et on ne peut rien y blâmer. Car ce n'est pas une honte pour la chair de redouter la mort ; cette crainte lui est toute naturelle ; et le Seigneur, pour la confusion des hérétiques, a montré en sa personne tout ce qui appartient à la nature, le péché seul excepté». Saint Cyrille d'Alexandrie s'exprime avec non moins de netteté'. « Ce n'est pas, dit-il, en tant que Dieu et Logos que le Christ a redouté la mort, mais il voulait pousser jusqu'à ses limites extrêmes le mystère de l'Incarnation (oîxovoutav). Telle était, en effet, la volonté du Père. Mais il porte en lui quelque
1. Ed r:omb. II, 81 sqq. {Migne XCI, 153 sqq.). —2. De inc. etc. Arian. c. 21. —3. Oral. 30, \2{eà. Maiir.),
4. Hom. VII, 6 (de consubst. c. Anomoeos ; Migne XLVIII, 766).