‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 149 sur 166 · Thésaurus ass. 24 {Migne LXXV · texte numérisé non relu

Thésaurus ass. 24 {Migne LXXV

DEFENSE DU DYOTHÉLISME 597

chose qui redoute la mort, en tant que la chair, desanature, fuit la mort.

Pour la dualité des modes d'opérations dans le Christ les affirmations des Pères sont tout aussi catégoriques. Saint Maxime allègue saint Ambroise {ad Grat. II, 4) et tout particulièrement l'écrit dogmatique de saint Léon à Flavien : « Agit enim utraque forma cum alterius communione quod proprium est, Yerbo scilicet opérante quod Verbi est et carne exsequente quod carnis est. » Si saint Cyrille s'exprime d'une façon équivoque sur le mode d'opération dans le passage déjà cité, il est ailleurs d'autant plus affirmatif sur la dualité de ce mode d'opération* : « Si nous n'admettons pas un mode d'opération de Dieu et delà créature, c'est pour ne pas élever la créature jusqu'à Dieu, et rabaisser les avantages de l'essence divine. Car le mode d'opération et la force de cette dernière sont de ceux auxquels cette essence est exclusivement propre ».

Contre cette autorité les Monothélites ne peuvent alléguer que quelques passages d'écrits orthodoxes, déjà cités et mal entendus, et beaucoup de textes d'hérétiques, d'Apollinaire, de ses disciples et des Monophysites qui mutilaient la nature humaine du Seigneur, ou des Nestoriens qui en lieu et place de l'unité de personne prétendaient établir seulement une union morale des volontés.

3. La principale preuve rationnelle du Dyothélisme s'appuie sur la doctrine de l'intégrité des deux natures dans le Christ. Si la raison et la volonté libre constituent les traits essentiels et les facultés caractéristiques de la nature, comment doivent-ils faire défaut à la nature humaine du Seigneur qui est bien devenu homme pour devenir en tout semblable à nous, à l'exception du péché? «Comment le Logos devenu homme serait-il un homme parfait s'il n'avait pas la volonté physique humaine? Par le fait que celle-ci, par suite de l'union avec Dieu, a été divinisée, de même que dans la nature entière de la chair animée par une âme raisonnable

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