‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 151 sur 166 · Deduabus voluntatibus (Comb. II, 103 ; Migne \Cl · texte numérisé non relu

Deduabus voluntatibus (Comb. II, 103 ; Migne \Cl

DÉFENSE DU DYOTHÉLISME 599

désirer grâce auquel elle désirait spontanément ce qui est bon pour cette nature * et redoutait ce qui lui est funeste, mais même une forme d'activité correspondante à ce désir, de même faut-il soutenir quelque chose de semblable sur la nature divine du Seigneur.

4. Le mode d'opération de la nature humaine n'était pas dans le Christ séparé de la nature divine ou indépendant de la personne du Logos. Cependant les modes d'opérations des deux natures se compénétraient sans mélange- et celui de la nature humaine en particulier agissait dans le Christ, non comme cela a lieu souvent chez nous d'une façon arbitraire, mais était dans toutes ses décisions sous la dépendance du Logos et était librement produit par celui-ci comme par un principe personnel. « De même qu'il avait réellement faim et réellement soif, dit saint Maxime ^, de même il n'avait pas faim et soif de la même manière que nous, mais d'une manière plus parfaite. Et pour parler d'une manière générale : ce qui était naturel dans le Christ, avait en même temps chez lui un caractère surnaturel afin que la nature fût aussi bien reconnue à son mode d'opération que l'abaissement volontaire de Dieu à sa façon d'agir ». Saint Maxime distingue tout particulièrement une double espèce de passions et d'affections, les unes sont le châtiment et la conséquence du péché, les autres sont signes de faiblesse.

Parmi les premières peut être rangée la mort, parmi les secondes une grande crainte de la mort. Pour les premières le Seigneur les a prises essentiellement (ovo-twSwç) c'est-à-dire inséparablement de sa nature humaine, mais cependant en toute liberté, pour opérer par cette libre acceptation notre propre salut ; pour les autres il se les est données par un amour spécial et par abaissement volontaire ('^t)>«v6»^w7rw; xai otxovofitxw; wx££r,j(TaTo), afin de détruire celles qui se montrent chez nous d'une façon désordonnée, comme le feu fait fondre la cire et le soleil les nuages, et de nous les enlever

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