‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 153 sur 166 · Disp. cum Pyrrho (Comb. II, 168; Migne XCI · texte numérisé non relu

Disp. cum Pyrrho (Comb. II, 168; Migne XCI

4. Cf. Agatho, Ep. (A/ansi XI, 252), qui cite également les termes de saint Grégoire de Nazianze. (Ep. 101 éd. Maiir. p. 85): saint Grégoire de Nazianze (Ep. 101 ed MaMr. p. 85) Tô yà/> rrap «OtoO f*Ti Tzpo<ihn<^bi oOSi CTtôÇerai.

Max. Ep. ad Steph. Dorensem {Comb. II, 82 sq.; Migne XCI, 156 sq.).

DÉFENSE DU DYOTHÉLISME 601

Certes, la volonté libre a été dès l'origine conférée par Dieu à l'âme humaine comme un de ses plus nobles privilèges, et c'est justement cette nature originelle que le Logos s'est associée dans l'Incarnation.

Mais avec la volonté libre qui devait être l'attribut propre de la nature humaine du Seigneur, faut-il aussi attribuer à la nature humaine un vouloir actuel libre, ou bien celuici appartient-il à la personne? La volonté humaine libre avait manifestement le choix entre deux objets différents, entre la marche et le repos, entre manger et jeûner etc. Cependant, à cause de l'unité de la personne dans le Christ il n'y a chez lui qu'un être qui voit et qui choisit. Celui à qui appartient le choix et qui, au lieu de se reposer, se mettait en route pour Jérusalem était la seule personne du Logos fait homme, et il avait pris cette décision avec et dans la nature humaine. Ainsi en est-il encore du choix entre tel ou tel genre de mort comme, en général, de tous les objetsde la volonté libre de l'homme. Cettedernière ne s'est jamais montrée toute seule, mais toute décision libre était prise par le Logos en sa qualité de principe personnel dominant dans une union mystérieuse avec la libre volonté humaine. C'est donc à la volonté libre qu'il faut assigner l'adoption actuelle d'une décision libre et la détermination spontanée («OQat/ssTo; ôpur,). Saint Maxime appelle celle-ci ôé/vipa yvw/xtzov et il ne veut pas l'attribuer au Christ*. « La volonté physique est d'après sa vraie définition une faculté qui désire ce qui convient à la nature... » mais celle-ci, la volonté gnomique est la résolution spontanément choisie qui peut se prononcer dans l'un ou l'autre sens et dont le rôle est de caractériser, non la nature, mais la personne. En un autre endroit^ il compare la volonté physique et le pouvoir de parler (rô 7r£yjzc'v«t ),k).c£v) et la volonté « gnomique » avec

1. Max. De duab. volunt. {Comb. II, 102; Migne XCI. 192) : Tô {bélri^iK yvoT/ov) fX£v yy-fj, y.c/~y. zîry aÙTOv y.cf.J.ÔK î/o,t-u ô^îa|xOv, o-jvc/.u.i; inry.pyji Toû zarà çpÛTtv ovto; ooccx-tx-/;... TÔ {bi'j:r,y.a. yv&j|7.txov) «ùdaipeToç ôp^r, y.ubéTZYiy.e, Tàç é'f éyATepu Trotov^uÉv/; Trupey.rpony.ç. Cf. Cornb. II, 26 (Mî^ne XCI, 53).

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