Greg. Naz., Oraf. W, c
le ciel, qui sera la récompense de notre vertu, notre besoin de connaître l'essence de Dieu recevra satisfaction; là nous le connaîtrons comme nous nous connaissons nous-mêmes (I, Gorinth. XIII, 12). Alors l'image de Dieu et l'être divin, notre raison parfaitemeni unie à une nature similaire, la copie et le modèle, s'embrasseront le plus étroitement possible dans une possession qui est ici bas l'objet de nos aspirations*.
Mais la contemplation céleste elle-même ne nous procurera pas une parfaite compréhension; l'être divin et infini reste pour nous et pour nos facultés finies, même dans la lumière de la gloire du ciel, quelque chose d'inintelligible; nous ne connaîtrons jamais aussi parfaitement Dieu que le Père contemple son Fils, que le Fils contemple son Père ^.
(5. Pour l'incompréhensibilité de Dieu les Pères pouvaient s'autoriser aussi de la Sainte Ecriture qui admet bien pour la raison humaine la puissance de connaître Dieu d'après ses œuvres (3ag. XIII, 1 seqq. Ep. aux Rom. I, 19), mais proclame en même temps son incompréhensibilité et ne nous promet la contemplation immédiate de son être que comme une récompense de la vertu, au ciel (I, Gor. XIII, 12 ; I Joan. m, 2).
Doctrine des trois Cappadociens sur les attributs de Dieu
Gontre les Eunomiens qui prétendaient comprendre parîaitement l'essence divine, les Pères avaient à établir l'incompréhensibilité et l'impénétrabilité de Dieu. Mais ils se gardèrent de tomber dans l'extrême opposé en niant la possibilité de connaître Dieu, ou en refusant à la raison toute capacité de connaître arec certitude quelque chose de Dieu et de l'être diviv». Au contraire, ils étaient d'autant moins capables de déprécier les quelques révélations sur Dieu et la vie divine, que Dieu même nous a données et que dous