Greg. Naz., Orat. 28, c. 6. — 2. Ibid., c
sance de la puissance divine; celui-là sera porté à venir habiter avec son esprit là où est Dieu^ » Grégoire de Nysse va même jusqu'à donner ce chemin de Dieu comme le seul qui existe'. Il s'exprime dans les mêmes termes dans la préface du discours catéchétique où il veut prouver aux païens l'existence de Dieu et l'unité de son être. Il insiste donc sur ce fait que quiconque considère attentivement le mond*", son ordonnance, sa beauté, ses proportions, peut arriver facilement à connaître l'existence de Dieu^.
2. Que tous les Pères aient, à l'unanimité, enseigné l'unité de Dieu, cela n'a pas besoin de démonstration. Dans l'exposé de leur doctrine trinitaire, nous verrons que, en dépit ou à l'occasion des trois personnes en Dieu, jamais ils n'ont manqué de signaler l'unité de l'être divin. Dans la lutte qu'ils soutiennent encore contre le polythéisme païen et le dualisme gnostique ou manichéen, ils eurent à revenir plus d'une fois sur les preuves du monothéisme chrétien. Les trois Gappadociens croyaient à bon droit avoir déjà démontré l'unité de Dieu par les arguments mêmes qu'ils invoquaient en faveur de l'existence de Dieu. Saint Grégoire de Nysse cherche en outre à la démontrer par la notion de l'absolu ou de la perfection absolue. Celle-ci n'admettait, en effet, ni degré, ni différence et ne pouvait exister que dans l'unité ou être attribuée qu'au seul vrai Dieu*.
3. Quant à la spiritualité de Dieu, ces Pères la démontraient de diverses façons, tantôt comme une incorporelle et immatérialité, tantôt comme une spiritualité au sens positif ou comme une intelligence ou comme une volonté spirituelle. L'incorporéité de Dieu au premier sens où elle a été caractérisée dans l'histoire des dogmes, aux temps anténicéens,
1. Greg. Nyss., Devita Moysis (éd. Migne, P. gr. XLIV, 377 seqq.). — 2. Orat. cat. c. <2 (Migne, XLV, 44) : Kal -j^àp toù ôXw; stvxi ôtbv oùx âv TiçtTepav txiro^u^iv fj^ot.irXtiv rn; ^i' aÙTÛv tûv èv6^^fîlt»v axpTupi*;. — 3. Orat. cai.Praff. (Mi;îne, XLV, -12) : Ei (xàv ouv jaiô eivxi (8wv) Xt-ju, îx twv Tixvtxàî xaî accptu; x%Tà tôv ]co3|aov cuovcpLcuixiMuv irgcaax.O'naETXt, izfo^ rb St.k tcûtuv nvoû tiv* à'û>ap.iv rnv iv toûtoi; Jia5£ixvj[xevi(iv toù itavrô; ûiT»p)ui{*<w ijioXo^»*». — 4. Greg. Nyss., Orat. cat. Praef. (^Migne XLV, 12).