‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 28 sur 166 · II. UISTUIIID DES DOCiMES · texte numérisé non relu

II. UISTUIIID DES DOCiMES

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seul, mais principalement comme des effets de sa grâcîe. Mais pour les rapports de cette scientia média avec la doctrine de la grâce, il en sera question en un autre endroit;.

Quelques définitions dea attributs de Oi«a chez saint Jean Oamascène

La doctrine de l'essence et des attributs de Dieu fut l'objet d'études trop paisibles et trop scientifiques des divers Pères pour fournir une riciie matière et occasion à des controverses dogmatiques, comme la doctrine de la Trinité et de l'Iûcarnation. Il n'est donc pas nécessaire d'exposer, poui* montrer leur accord, les sentiments de tous les autres Pères qui, du reste, n'égalèrent, ni pour la profondeur ni pour l'exactitude, les conceptions de saint Augustin. Un d'eux, cependant, mérite une étude particulière, parce qu'il marque, pour l'Eglise grecque, le terme delà période patristique; nous voulons parler de saint Jean Damascène. Dans ses écrits dogmatiques, entre lesquels il faut nomaxer ses quatre livres : De la foi orthodoxe, il s'attaclie de préférence à saint Grégoire de Nazianze et tente le premier un essai de synthèse de la théologie des Pères grecs.

1. On peut donc supposer à l'avance quelle est aa doctrine sur la cognoscibilité de Dieu. Tout au commencement de son premier livre sur la foi orthodoxe, il établit que l'àme est, par sa nature, iastinetivenaent portée à la connaissanoe de Dieu *. Il n^ veut pas dire par là que nous recevions de la nature une idée parfaite de Dieu, de son essence et de ses attributs, ni même que nous connaissiojis immédiatement l'existence de Dieu, mais que notre connaissance et notre pensée ont un penchant naturel et sont naturellement inclinées par Dieu à, s'élever forcément jusqu'à la cause première de tous les être», Quece sçit bieû là l'opinion de c^Père, celarésuUo

1. Joan. Damasc, De orth. M. 1, t : niot -jfàp i •yfAaw to5 «wai ôsiK

SAINT JEAN DAMASÊÈNÈ. 131

de ce fait que, dans la coûclubion du passage oifcé, il développe les preuves de l'e^iisteriice de Dieu à la façon des autres Pères de l'Eglise, en partant de la considération des œuvres de Dieu. La première de ces preuves, il la tire de la mutabilité des choses finies qui, par celai même qu'elles sont chan-^ géantes, ne peuvent fournir le dernier fondement de tous les êtres. Notre pensée exige pour ces changements un fondement ou un principe d'où elle-même est sortie; il nous faut donc nous élever jusqu'au principe le plus élevé qui ne change pas lui-même, mais soit le principe de tous les changements ou des choses finies.

11 tire sa seconde preuve de l'eiistence permanente du monde, qui resterait inexplicable s'il n'existait un maître souverain pour dominer les forces opposées de la nature, concilier les oppositions et préserver le monde dé sa propre dissolution. II voit une troisième preuve dans l'ordre et l'harmonie du monde, son heureuse disposition; car celles-ci ne peuvent avoir leur principe dans le hasard ni dans une cause irrationnelle, mais seulement dans un créateur absolument sage.

Saint Jeaû exprime avec tout autant de clarté son sentiment sur la connaissance immédiate de Dieu. Gomme tous les Pères antérieurs, il tient pour inadéquates lés déterminations des attributs de Dieu, cat toutes ont Un contenu négatif ou se bornent à nier de Dieu lés imperfections des choses finies ou à marquer un rapport de Dieu avec tout l'aspect du monde fim^

2. Sur l'unité de Dieu, saint Jean n'apporte aucun nouvel argument; dans ses explications sur là simplicité de Dieu, il montre la même exactitude que saint Augustin. Il donné, il est vrai, de la simplicité de Dieu en tant qu'elle consiste dans l'élévation au-dessus de toute composition matérielle, des preuves détaillées ; à propos des déterminations de différents attributs qui ne portent pas atteinte à la simplicité de Dieu, il remarque seulement qu'ils ne supposent aucune différence substantielle ou essentielle en Dieu, mais nient seulement en

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