Joan. Damasc. De orth. fii. I
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lui, comme il a été dit, des imperfections ou le caractérise dans ses rapports divers avec les êtres finis*.
3. Quand il considère de près l'ubiquité de Dieu, il adopte ladéfînition aristotéliciennedel'esjpace*, tout en la restreignant à l'espace des choses matérielles. Mais il y a encore pour les esprits un espace spirituel dans lequel se limitent et s'enferment leur présence et leur action, si bien qu'au même moment ils ne peuvent être ou agir en plusieurs endroits à la fois' : ils ne sont pas pour cela, comme les créatures matérielles, liés à l'espace matériel et à ses trois dimensions. L'espace est aussi pour eux la borne et la limite de leur existence et de leur action ; ils existent l'un à côté de l'autre, se limitent réciproquement et sont en certaine manière retenus par l'espace matériel, de même que les âmes des hommes sont rattachées comme des principes formels à des corps déterminés et délimités et se meuvent indépendamment de la matière dans leur espace à elles, sans pouvoir traverser les espaces intermédiaires ou se rendre présentes à plusieurs corps dans un seul et même espace.
Dieu seul est élevé au-dessus de tout espace, sans aucune limite qui l'enferme du dehors ; seul il peut être partout actif à la fois, parce qu'il pénètre comme créateur et maître l'espace tout entier et chacune de ses parties. Dieu est à soi-même son lieu, parce que, pour ainsi parler, il ne peut être Umité que par son propre être infini ; l'être et la vie qu'il a sont indépendants du monde.
\. Ibid., C. 9 : Tô ôiîov àirXoûv èoti xaX idûvôsTov, — 2. Ibid., C. 43 : Toito; ici: atofiaToco; ire'pxç toù repic'xovTo;, xaô' S irepie'xeTai rb irïpi£x,«;*evov. — 3. Ibid. Où "jàp $ûvaT*i xaxà xauTÔv i^^ Jixcpopîîç to'iïoiî 6V£f"]("^»