‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 31 sur 166 · Gf. Mœlimr : Atkiwjm U timimi^LMà setqq · texte numérisé non relu

Gf. Mœlimr : Atkiwjm U timimi^LMà setqq

SAINT ATHANASE Vào

matériel uni. C'était là, aux yeux de saint Athanase, une idée païenne, en contradiction flagrante avec l'esprit et les doctrines du christianisme *et elle avait été qualifiée comme telle par tous les Pères adversaires des Gnostiques. D'après la doctrine de la création l'homme, en efTet, n'avait pas seulement été appelé, comme le monde entier, à l'existence par Dieu lui-même pour rendre témoignage, en tant qu'oeuvre de Dieu, de son auteur et de ses perfeclions, il avait même été créé à l'image de Dieu et appelé à remplir les desseins de Dieu à un degré particulièrement élevé. Mieux encore, l'homme avait été élevé, dans le paradis terrestre par la grâce sanctifiante, aune réciprocité d'amour et de vie surnaturelle, à des rapports de fils à père vis-à-vis de Dieu * ; il devait ainsi se préparer ici-bas sur la terre à une contemplation éternelle de Dieu, à une union inséparable avec lui dans le ciel. Lorsque le premier homme foula aux pieds tout cela et viola librement les commandements de Dieu, il perdit alors sans doute pour lui et pour toute sa race celte communauté surnaturelle d'amour, il se Vit séparé de Dieu ; mais grâce au Fils de Dieu fait homme qui a formé avec l'humanité l'union la plus intime et est devenu pour elle un nouveau Père spirituel, cette faute a été effacée de nouveau et la communauté surnaturelle avec Dieu a été renouée et rendue possible à tous. Si la religion n'est que le renouvellement de l'iuaion avec Dieu, si la religion du Christ est dans ses éléments, sa doctrine et son culte la plus parfaite qui se puisse imaginer, l'Arianisme ignore absolument l'essence même du christianisme, il rejette l'homme dans la plus sombre nuit du paganisme, en lui enlevant tout espoir, en une intime union avec Dieu. La cognoscibilité de Dieu lui est même contestée, puisque Dieu ne peut plus se révéler aux hommes ni laisser des traces de ses perfections dans ce monde qui n'est plus à lui; le péché perd sa signification, puisque cette séparation de Dieu que nous devons redouter comme son plus terrible châtiment serait l'ordre naturel des choses et dériverait de la nature même de Dieu; le plus profond mystère

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