Ibid. II, 80. — >. Athan., Orat. de inc
i52 HISTOIRE DES DOGMES.
5. L'habitation du vrai Fils de Dieu, consubstantiel au Père, dans la nature humaine n'a pas divinisé seulement la période qui est la sienne propre, mais toutes les périodes particulière» de la vie humaine eL général, car il n'a pas seulement pris notre nature, mais aussi ses faiblesses etaft'ections. Parla elle: ont été guéries et sanctifiées, et nous avons acquis l'intime conviction qu'il n'y a plus dans notre nature rien d'enclin au péché, que nous pouvons servir Dieu dans toutes les opérations de notre nature et vivre en Dieu, si nous observons en outre ses commandements, c Si la chair avait appartenu à quelque autre, il aurait fallu aussi lui attribuer ses affections, mais si la chair appartient au Logos, de lui aussi il faut dire qu'il en a les aflections. Mais celui qui a la possibilité d'être condamné, d'être flagellé, altéré, attaché à la croix, de mourii et de subir d'autres faiblesses du corps, à celui là aussi appartienent des actes miraculeux et des manifestations de grâce* « Si les œuvres du Logos divin, dit saint Athanase dans le chapitre suivant, n'avaient pas été accomplies par le corps, l'homme ne serait pas devenu divin ; en revanche si le Logos n'avait pas pris les propriétés de la chair, l'homme n'eût pas été délivré.
6. Pour que nous soyons rachetés du péché et de la misère il faut donc pour le moins que nous soyons délivrés de l'erreur et de l'illusion et pourvus d'un véritable enseignement sur Dieu et les choses divines. Ce premier besoin de l'homme tombé, l'Arianisme ne pouvait le satisfaire, il le méconnaît même ; car non seulement il tient Dieu pour renfermé et inconnaissable mais il refuse même au Christ une parfaite connaissance de Dieu. Nous pourrions donc attendre pour l'avenir une révélation plus parfaite, ne livrer qu'une partie de notre eœur au christianisme, sans le considérer comme le terme de toute révélation. Ceci n'est possible que si nous admettons avec l'Eglise la consubstantialité du Père et du Fils. Alors nous n'avons plus devant nous une sorte de stade provisoire de la révélation, mais la plénitude de toute révélation, le plus par-