Ibid., Il, U, 16. — 2. Alhan. Orat. III, 46. - 3. Ibïd
qui lui est rendu rejaillit sur le Père et l'honneur qui est rendu au Père va aussi au Fils. « Aussi/ Jit saint Athanase* dans ce sens, celui qui croit au Fils, croit en même temps au Père, car il croit au propre et naturel Fils de Dieu ( EiçTwiJtov). Et ainsi domine une seule foi en un seul Dieu, et une seule adoration, car qui adore et honore le Fils honore le Père dans le Fils. Il n'y a qu'an seul Dieu, uu seul culte, diviu et pour le Fils il n'y a que celui qui eit témoigné au Père même par le Fils. »
La doctrine de la consubstantialité du Fils en rapport avec celle de l'unité de Dieu. Développement de la doctrine trinitaire Chez saint Athanase.
Le point de vue mentionné à la fin du paragraphe précédent conduisit saint Athanase, dans sa démonstration de la vraie et absolue divinité du Sauveur, à se préoccuper aussi, pour la religion et la révélation, de l'importante vérité de l'unité de Dieu et à tenter de concilier la Trinité avec l'unité de Dieu. Si nous regardons encore le développement de la doctrine trinitaire dans la période anténicéenne, nous verrons qu'elle avait porté surtout sur la personne du Rédempteur ou sur la question de savoir s'il y avait eu dans le Christ une apparition ou une mcarnation de Dieu. Y avait-il simple illumination d'un homme, manifestation temporaire d'un Eon, incarnation d'un Dieu inférieur, manifestation d'un être divin ou incarnation du Logos consubstantiel au Père? Dans TArianisme, c'était l'hérésie quisur celte question élevait pour ainsi dire sa tête pour la dernière fois. L'Église, dans le premier concile œcuménique, se prononça pour la pleine et entière divinité du Fils et pour la consubstantialité du Fils de Dieu fait homme et du Père, avec une précision et une décision telles que désormais le développement de la doctrine