Ibi.J., go. - 2. Ibid., §7.-3. Ibid., g
ceiui-làne peut être séparé du Père qui est toujours daas le Père, ni de son propre esprit (î^iu) iTV£Ûji.xTt) , dans lequel il opère tout. Ainsi, quiconque reçoit le Père, reçoit le Fils et le Saint-Esprit en même temps. Il ne saurait être imaginé de séparation entre eux, et le Fils ne saurait être reconnu sans le Père, ni le Saint-Esprit sans le Fils ; en eux se montre à la fois une communauté et une distinction ineffable et incompréhensible ».
Si saint Basile n'avait conçu l'unité de l'Etre divin que comme quelque chose de générique, qui ne se réalise que dans chaque personne prise à part, il lui aurait fallu à proprement parler admettre trois dieux. Mais il s'explique là-dessus et il se refuse à parler de nombre à propos de Dieu, parce que le nombre, comme tel, ne saurait être que l'attribut de choses divisibles. Dieu est absolument un, et il est un essentiellement et numériquement : <x Nous parlons bien d'un monde numériquement unique, mais non essentiellement unique et nous ne le tenons point pour simple. Nous le partageons en effet dans les divers éléments qui le constituent : le feu, l'eau, l'air et la terre. Pareillement nous parlons d'un homme individuel; il n'est pas simple, lui non plus, car il se compose de corps et d'âme. Le nombre se réfère à la quantité, et celle-ci est unie à la nature corporelle. Tout nombre désigne un être doué d'une nature matérielle ou limitée; l'unicité et l'unité sont la qualité de l'Être incompréhensible et infini* ». S'il fallait, entend dire le saint docteur, compter trois fois la Divinité, une première fois dans le Père, une seconde dans le Fils, une troisième dans le Saint-Esprit, nous devrions l'imaginer séparée, ou circonscrite et limitée en soi, ce qui reviendrait à ne plus la considérer comme Divinité. Il craint même de parler de trois hypostases et il s'attache surtout à montrer qu'on ne peut parler de nombre, quand il s'agit de Dieu. « Car nous ne comptons point, dit-il, par addition, en procédant de un à plusieurs et en disant : un, deux, trois, ou bien, le premier, le second, le troisième.