‹ Histoire des dogmes (volume 5)Chapitre 53 sur 166 · V. liéfélé, Hist. des Conc. III (i. éd · texte numérisé non relu

V. liéfélé, Hist. des Conc. III (i. éd

faite par le concile général d'Éphèse. Le pape semble encore avoir donné aux ambissadeurs francs le conseil de laisser tomber à l'avenir l'additiou Filioque dans le chant du symbole.

Mais ces mesures du pape Léon n'eurent pas le résultat qu'il poursuivait. L'addition Filioque se maintint dans le symbole et entra même plus tard dans l'usage de la cour romaine, d'autant mieux que, dans la seconde moitié du ix" siècle, les schismatiques grecs ne s'élevèrent pas seulement, pour des raisons disciplinaires, contre l'addition Filioque^ mais bien aussi contre la doctrine qu'elle exprimait. Mais c'est à l'histoire du moyen âge qu'il appartient d'exposer plus au long cette controverse.

B. Le point terminal de la série des développements de la doctrine triuitaire e.~t donc formé par la profession de foi du xi" concile de Tolède (675)*.

Cette profession de foi fut proposée par le métropolitain Quiricius avec une parfaite connaissance de la théologie de la Trinité et de rincarniition; et il la fit accepter par tous les évêques assemblés. L'unité numérique de l'être divin y est définie, l'homousie (de ôjas; : nmcm, et cùoîx : essentia^ suostantia) y est proclamée, non seulement comme l'égalité d'être, mais aussi comme l'unité d'être, la génération éternelle du Fils en tant que sagesse éternelle provenant de l'être du Père et on y enseigne l'aspiration éternelle du Saint-Esprit par le Père et ie Fils au moyen de leur amour mutuel ; on en déduit la différence des personnes dans leurs relations réciproques, et on en tire la compénétration mutuelle [ad invicem siint) et les propriétés personnelles des diverses personnes.

Gonfiti mur et credimus sanctam atque iueffabilem Triuitatem, Patrem, Filium et Spiritum sanctum, unum Deum uaturaliter esse uuius substantiae, unius naturae, unius quoque majestatis atque virtutis. Et Patrem quidem non genilum, non creatum, sed iugenitum profitemur... Filium quoque de subslantia Patris sine initio ante saecula nalura... Hic eliam

\. Mansi XI, 133.

unius cum Patre substantiae creditur, propter quod et ô|Accûffio; Patri dicitur... Spiritum quoque sanctiim, qui est tertia in Trinitate persona, imum atque aequalem cum Deo Patre et Filio credimus esse Deum, unius substantiae, unius quoque esse naturae : non tamen genilum, vel creatum, sed ab utrisqae procedentem... In relativis vero personarum nominibus Pater ad Filium, Filius ad Patrem, sanctus Spiritus ad utrosque refertur... Cum enim igitur haec tria sint unum et unum tria, est tamen unicuique personae manens sua proprietas.

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